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 « Et la pluie a la couleur des pensées. Et le tonnerre rappelle le bruit des souvenirs. » Stan Rice

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MessageSujet: « Et la pluie a la couleur des pensées. Et le tonnerre rappelle le bruit des souvenirs. » Stan Rice   Jeu 13 Mai - 8:22

Newell, Rain, Dawn Ciarán

feat ANNA PAQUIN




• RACE : Sorcière

• AGE : 28 ans

• DATE & LIEU DE NAISSANCE : 29 Juillet 1982 à La-Nouvelle-Orléans

• NATIONALITÉ / ORIGINES : Franco-Américaine

• STATUT : Sorcière égarée

• LIEU DE RÉSIDENCE : Le chef a dit d'écrire ici !


©️Easy Stripes


« People are Strange... »

« Ah, vous êtes deux ?! Ca tombe bien, nous aussi ! »


• PSEUDO : Bibi

• AGE : 17 ans

• CODE DU REGLEMENT : Ok by Alys

• COMMENT AVEZ-VOUS DÉCOUVERT RUSSIAN SILENCE ? Le hasard fait bien les choses !

• DISPONIBILITÉ : Je pense tous les jours

• UNE DERNIÈRE CHOSE A DIRE ? ... Maëëëëël *sort*



Dernière édition par Rain D. Newell le Jeu 13 Mai - 8:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Et la pluie a la couleur des pensées. Et le tonnerre rappelle le bruit des souvenirs. » Stan Rice   Jeu 13 Mai - 8:23

« Who are you ?! »

« Who ?! Who ?! Who ?! Who ?!! »



23 juin 1730.

« Papa dit que nous allons quitter la France. Il dit ne plus supporter ce pays depuis la mort de maman. Il croit aussi qu’en partant, IL nous laissera tranquille. Il ne peut le voir. Moi si. Parfois il se montre à moi, et me regarde longuement en souriant. Il me fait peur. Une fois, je l’ai entendu jouer du piano dans la grande salle à manger. J’ignore comment c’est possible, mais il n’y avait que moi et lui dans la maison à ce moment là. Il est capable de bien des choses… Papa dit que c’est lui qui a tué maman. Moi je ne crois pas. Je pense… qu’elle lui manque… à lui aussi. Et qu’il la cherche.
L’autre nuit il est venu dans ma couche. Je lui ai dit de partir mais il n’a rien voulu entendre. Quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, il est toujours là, quelque part… Il y a des fois où… où on pourrait presque le prendre pour un humain. Comme ce soir où il a mis ses doigts entre mes cuisses… Je sais que c’est mal, oh oui, terriblement mal, j’ai prié tout le lendemain pour que le seigneur me pardonne, et qu’il me débarrasse de ce monstre… […] Nous partons dans un mois. Papa ne veut rien emporter là-bas. Il dit que nous sommes assez riches pour racheter des meubles et une maison quand nous y serons. Je vais laisser ce journal ici, car s’il le trouve dans les valises, où plus tard là-bas, je suis perdue. »


5 août 1730.

« Je le croyais perdu à jamais. Le journal m’est revenu. Et je sais que cela ne signifie qu’une seule chose : IL est toujours là. Il nous a suivis. Je savais que cela arriverait. C’est lui qui l’a caché dans nos valises. J’ignore qui il est et ce qu’il veut, mais je commence à avoir véritablement peur. […] Des fois, alors que nous sommes tous à table, il s’assoit sur une chaise vide et me regarde manger en souriant. J’ai alors toutes les peines du monde à l’ignorer, d’autant plus que son sourire diabolique est terrifiant. Mais je ne peux rien dire à son sujet, car alors on me prendrait pour une folle, une sorcière, possédée par le Démon. L’on rejetterait la faute sur moi. Même papa serait près à me condamner pour se débarrasser de lui… »


18 décembre 1738.

« Voilà 8 ans que nous sommes à la Nouvelle-Orléans. Cet endroit me plaît, même si j’ai mis du temps à m’habituer à la chaleur. Charles Henri travaille toujours sur les chantiers. Nous allons bientôt déménager. J’ai appris une grande nouvelle hier : nous allons avoir un bébé. Je suis heureuse même si j’ai peur pour elle. IL est toujours là, même s’il ne fait plus parler de lui et qu’il ne s’est pas montré à moi depuis presque 2 ans. Je le sens. Comme s’il me surveillait. Seigneur, ayez pitié de mon enfant. Ne le laissez pas lui faire du mal… ».



-Ca s’arrête là ? Elle n’a plus écrit après ça…
-Hum… elle n’en a jamais eu l’occasion. Elle a voulu brûler ce journal en pensant qu’il était peut-être ce qui me retenait… près d’elle…

Maël éclata d’un rire diabolique à ces paroles. L’un de ces rires qui vous glacent le sang. Mais j’y étais habituée et il ne me faisait pas peur. Je lui coulai un regard en biais puis parcourus les pages suivantes du journal.

-Delphine n’était pas une puissante sorcière. C’était une petite idiote. Tout juste capable de lire et d’écrire. Elle n’avait aucun pouvoir, Adelaïde, sa mère avant elle l’avait de suite su et n’avait jamais jugé bon de lui dire quoi que ce fut à propos de magie. Sa propre fille, aussi bête, l’aurait probablement elle-même condamnée au bûcher.
-Tu l’as tuée…
-Adelaïde ? Mon Dieu non ! Je l’ai perdue… Je m’en veux encore de n’avoir pu la protéger…
-Qu’est-il arrivé à Delphine après cela ? Les pages suivantes… ont été écrites par… Dounia ? C’était sa fille…
-Delphine est morte. Pour mon plus grand plaisir.

L’air frais qui s’engouffra à cet instant dans la pièce donna plus d’ampleur encore au sourire carnassier de l’esprit qui me faisait face.

-Alors elle… c’est toi qui l’a tuée.
-Mhh… Disons que je lui ai peu forcé la main. Mais elle serait morte de toute façon. Elle n’était… elle n’était pas faite pour tout cela. Elle n’était qu’une médiocre sorcière, une arriérée !
-Il y a des milliers de gens qui n’ont aucun pouvoir. Tu vas les tuer eux aussi ?
-Ne sois pas ridicule. Tu ne peux m’en vouloir pour cela, ma douce. Je t’aime… je t’aime tellement. Je ne te ferai aucun mal… tu le sais…

Ses lèvres frôlèrent les miennes et sa main caressa ma joue avant de s’évanouir comme… par magie. Agacée, je venais de lui ôter toute énergie pour l’empêcher de se matérialiser.

-Suffit.

Alors je repris le journal devant moi et en lus les pages suivantes.



7 Novembre 1762.

« Je reprends ce journal là où ma mère l’avait laissé. Maël est venu à moi et m’a tout raconté. Je sais qu’elle avait tort, et qu’il est venu pour me sauver. Je sais qu’il a toujours été là et qu’il a toujours fait en sorte de me protéger. Mes rêves… mes rêves deviennent souvent réalité. Je puis lire dans les esprits et voir les défunts… Depuis ma sortie du couvent, j’ai été mariée, et j’attends aujourd’hui un enfant. Mon mari a récemment fait de bonnes affaires et investissant où il fallait. Il dit que je suis sa muse, sa garantie de fortune. Cela n’a rien d’étonnant. Je ne crois pas au diable, et je ne crois pas l’être. Je suis, comme Maël me le répète, quelqu’un qui possède des dons incroyables… Je jure d’enseigner plus tard ce que je sais à mes enfants et de leur transmettre tout mon savoir. Je jure qu’ils connaîtront leur mère et apprendront à respecter Maël comme il se doit. Le voilà qui m’attend. Il me regarde tendrement. Je m’en vais refermer ce journal et le lui donner afin qu’il le cache. Personne, jamais, ne doit le trouver… »


23 Mars 1776.

« Le prêtre dit que la mort m’entoure. Que le malin m’habite. Je n’ai aucun moyen de leur échapper. Par trop de fois j’ai causé la mort autour de moi. Mais c’était uniquement pour me défendre. Maël m’a sauvé la vie. Ils vont m’emmener et m’enfermer, je le sais. Arthur et Maximilien sont grands maintenant. J’espère qu’ils seront mieux se cacher que moi. Je laisse ce journal à Maël, qu’il le conserve et le donne un jour à Arthur, qui lui-même le transmettra à son frère. Sachez mes enfants que vous n’êtes pas possédés par le démon. Vous avez des dons incroyables. Servez-vous en. Mais par pitié, restez discrets !
[…] Ils arrivent ! »


Je refermai là le journal pour jeter un bref coup d’œil au dossier joint de l’Amnistia. Dounia Lalaurie, épouse d’un riche homme d’affaires, avait été enfermée et était décédée à la suite des traitements infligés par l’église… En gros, ses séances d’exorcisme avaient bien mal tourné.

-Je n’y suis… pour rien. Ils l’ont tuée, parce qu’elle n’avait aucun moyen de se protéger de ces fous furieux fanatiques ! Rafaël m’accuse de bien des maux… il est stupide ! Tout autant que cette pauvre Delphine !
-Ne l’insulte pas devant moi.
-Enfin ouvre les yeux ! Il espère me discréditer en t’envoyant ce dossier et la copie de ce journal… ! Je n’ai rien à me reprocher, il t’en a apporté la preuve, mon ange. Il est donc stupide !
-Des pages ont été arrachées… pourquoi ?
-…C’est Maximilien. Il a surpris un beau jour son frère en train décrire dans ce journal et… il a lu à haute voix. Il ne croyait pas à tout cela. Arthur avait eu davantage l’occasion de parler avec sa mère et il en était plus proche. Maximilien… pensait qu’elle leur avait transmis le mal et ne voulait pas entendre parler ni de dons, ni de pouvoirs, et encore moins d’esprits.
-Lui-même n’avait aucun pouvoir ?
-Bien sûr que si. La télékinésie. Mais il ne s’en servait jamais. Lorsque cela arrivait, il m’accusait. Quand il a retrouvé Arthur en train d’écrire à la suite de ce journal, il est devenu furieux, en a arraché les pages et… a tué son frère. Il est ensuite allé moisir en prison. Il est devenu fou là-bas. Complètement fou. Il… s’est ouvert la gorge en se frottant nuit et jour aux barreaux…

C’était précisément ce qui était écrit sur le rapport de l’Amnistia, que je tenais toujours sous mes yeux. Heureuse famille…

-Je ne comprends pas. Si… Arthur et Maximilien… sont morts tous les deux avant d’avoir eu des enfants… je ne peux descendre de cette famille…
-Bien sûr que si. Aucun d’entre eux n’étaient des saints et Maximilien trouva sa descendance chez une prostituée de luxe du vieux carré. Une certaine… madame… Newell.

Je me redressai, curieuse, et l’incitai à poursuivre. Maël avait à mon goût bien trop tendance à faire durer l’attente lorsqu’il contait ses histoires…

-Elle n’a pu garder l’enfant, tu t’en doutes. Ce dernier a été placé… chez les curés ! Ou tout comme. En grandissant il est devenu fort et on l’a plus ou moins « vendu » pour travailler la terre. Il est devenu bras droit d’un riche planteur de coton, et a côtoyé les esclaves. Ensuite… il… il est devenu… riche, comme par magie… Et puis il a hérité de ces terres, lorsque son maître... Ah oui... encore une fois !!!! Et je sens déjà tes reproches ! Tu me veux pour traître, sorcière !
-Suffit ces sourires idiots. Et inutile de te mettre en colère. Explique-toi.
-Mhhh… mademoiselle devrait apprendre à être davantage polie et plus… aimable !

Il avait crié ces mots pour m’effrayer et s’était redressé d’un bond pour s’installer au piano. Je le laissai alors m’emprunter assez de force pour appuyer sur les touches et en dégager une mélodie.

-Son « maître » est mort, et… il lui a tout laissé… il le considérait comme son fils. A partir de ce moment, ce cher Alban, car c’est ainsi qu’il s’appelait, a fait fortune dans les champs. Il a découvert également le vaudou au contact des esclaves et s’est intéressé à… la magie. Pour se venger. Il en avait assez d’être traité de bâtard, alors qu’il possédait bien plus que beaucoup d’hommes de la ville…
-Qui a tué son maître ?
-Roh… pourquoi faut-il toujours que tu viennes tout gâcher avec tes questions. Il était vieux… il est mort !
-Ce n’est pas ce que dit l’Amnistia.
-Ils… mentent ! Ils ont toujours menti ! Ils me pourchassent… c’est moi la victime ! Ils me veulent du mal et tu serais prête… à les croire, eux, alors… que tu me connais depuis… depuis déjà 28 années…

Sa mine de chien battu n’avait justement plus autant d’effet sur moi après toutes ces années. Mais il avait raison. Au fond de moi, je l’aimais, et n’étais prête à croire que lui. Jusqu’à présent il s’était bien défendu. Je le connaissais. Je savais comment il était. Impulsif, colérique. Jaloux. Et terriblement protecteur envers moi et… globalement, les sorciers et sorcières de la famille.

-Alban a commencé à se servir de la magie. Pas de la même façon que toi et moi mais… c’était suffisant pour que je regagne en force après toutes ces années et je me suis alors… volontairement… présenté à lui. Il m’a adoré. Je l’ai aidé à s’enrichir toujours plus et je lui ai aussi dit que… c’était grâce à moi qu’il avait touché autant auparavant. Il m’appelait son… « ange gardien ». Ce que je suis toujours, pour toi et… Rafaël.
-Hum. Qui me dit que tu ne finiras pas par le tuer un jour lui aussi ?
-Si je fais ça… tu chercheras par tous les moyens à m’éliminer. Et je ne supporterai pas… que tu sois en colère contre moi. Je préfère encore… qu’il m’expédie dans un autre monde… même si a me tue de le dire et presque… d’y penser. Et puis… j’aime Rafaël. Il n’est pas idiot en réalité. Juste… borné. Ah ça oui, une vraie tête de mule ! Mais… j’ose espérer qu’un jour il se rendra compte de l’absurdité de ses propos et de ses pensées à mon égard.
-Alban. Continue.
-Il s’est marié. Et il a eu deux filles. Deux filles et un garçon. Je n’ai jamais su pourquoi dans cette famille, les garçons ont toujours été plus puissants que les filles, après Adelaïde. Mais c’est en tout cas ce qui a permis de faire perdurer leur nom… Bref. J’ai fait en sorte qu’Alban retrouve le journal. Il m’a fait confiance et il a tout raconté à ses enfants.
-Et sa femme ?
-… Pourquoi cet air soupçonneux ma douce ? Elle est morte. Elle est morte et heureusement d’ailleurs. Ainsi il a pu élever seul ses enfants et leur apprendre tout ce qu’il y avait à savoir. Tu ne serais pas là si cette pauvre enfant avait vécu jusqu’à mourir de vieillesse.
-Comment ?
-Pardon ?
-Comment tu l’as tuée ?
-Je… n’ai rien fait…
-Tu mens. Indirectement peut-être, mais je sais que tu es responsable de toutes ces disparitions. Alors raconte-moi. Je préfère que tu me dises la vérité et tu le sais…

Le prendre entre quatre yeux était de loin la meilleure chose à faire. Maël n’était pas particulièrement honnête mais on savait s’entendre lui et moi, et ce depuis longtemps déjà. D’une certaine manière, je le tenais, même s’il refusait de l’admettre et peut-être même… de le penser.

-La magie s’est transmise de générations en générations après cela et… les héritiers Newell, ont fini par rejoindre une communauté, et par exercer la magie en groupe. Comme cela se fait beaucoup aujourd’hui.
-Hormis chez nous.
-… Nous avons été exclus, parce que la plupart des sorciers aujourd’hui sont d’une étroitesse d’esprit alarmante !
-Non… nous avons été exclus à cause de toi, insistai-je lourdement.
-…Oui. Parce que… parce que j’ai eu le malheur… de m’attacher à vous. Et de vous aimer. Et de faire la promesse… qu’a jamais je protégerai cette lignée.

Je levai les yeux au ciel, passablement agacée. Mais je désirais en savoir plus, et il n’allait pas s’en tirer si facilement. Il allait encore devoir raconter…

-Le journal s’arrête en… 1903. Pourquoi ?
-C’est à cette date qu’il a été récupéré par l’Amnistia.
-Comment est-il tombé entre leurs mains ?
-Ils… ils m’ont piégé !

A ces mots, je vis Maël quitter le piano et se fondre plus ou moins dans le décor. Je ne le voyais plus, sentais seulement sa présence.


-Tes ancêtres se sont retournés contre moi. Ils ont été influencés par ces pauvres sorciers de pacotille… Tu sais… les Newell ont toujours été infiniment puissants. Je veux dire… pour des sorciers solitaires. Alors… quand ils ont intégré la communauté, leurs pouvoirs se sont multipliés. Et puis… il y a eu Anna.
-Anna Newell ?
-La première femme de la famille à conserver son nom de jeune fille après son mariage. Elle est ton arrière arrière arrière arrière arrière grand-mère. La plus puissante de tous… Peut-être même… qu’elle l’était autant que toi. Elle a voulu se débarrasser de moi. Elle était persuadée qu’elle n’avait pas besoin de moi, et que je faisais plus de mal autour de moi que de bien. La sotte !
-Qu’a-t-elle fait ?
-Elle m’a affaibli. Parce que je ne voulais pas partir. C’est de sa faute… elle m’a trahi.
-Oh je t’en prie… elle t’a empêché de tuer durant quoi… peut-être 5 décennies ?
-Ne te moque pas ! Tu ne sais pas ce que c’est !
-Tu veux dire… qu’elle t’a privé de ta force et que… tu t’es remis uniquement depuis… ma naissance et celle de Rafaël ?
-Huf… Je te l’ai dit. Après Anna, les héritiers Newell ont continué à pratiquer la magie avec la communauté de la Nouvelle-Orléans. Le noyau dur est aujourd’hui installé à Bâton Rouge, mais peu importe. J’ai toujours été là. J’ai toujours suivi les sorcières et j’ai commencé à me montrer peu à peu à ton arrière arrière grand-mère. Anna ne pouvait plus rien contre moi et n’allait certainement pas revenir pour lui monter la tête.
-Continue.
-Ta famille ne s’est jamais détournée de sa communauté. Tes grands-parents se sont contentés de m’ignorer. Tout comme ta mère. Elle… je l’amusais. Elle adorait se faire plaindre auprès des autres sorciers, et se prenait pour une sorcière puissante parce qu’elle pensait me… « contrôler ». Et qu’elle s’en vantait ! C’est de sa faute, si ces dernières années l’Amnistia est revenue en force pour fouiller ta vie privée.
-Maman était une puissante sorcière. Et je crois qu’en effet… elle te contrôlait. Ce que tu ne supportes pas d’admettre.
-Tsss !
-Elle ne t’a jamais demandé de lui rendre des comptes ? Ton histoire ne l’a jamais intéressée ?
-Elle était trop sûre d’elle. Délicieuse… mais agaçante. Prétentieuse. Mais elle aura au moins fait quelque chose de merveilleux dans sa vie… Vous deux.

A son sourire seul déjà je devinai son approche. Puis sa langue glissant sur ma joue, jusqu’à mon cou. Ne lui prêtant guère attention, je commençai progressivement à comprendre. Son état de fantôme lui pesait. Il voulait être matériel, de nouveau humain, peut-être. Du moins, autant que cela lui était possible. Voilà pourquoi il avait lui-même opéré les « meilleures sélections » dans la famille, en ne gardant que les sorciers les plus puissants. Ceux qui seraient tout aussi aptes à se débarrasser de lui… qu’à l’aider. J’avais là une pénible décision à prendre. Lui faire confiance, ou m’en séparer ? Maël a toujours été là. Depuis que je suis née. Par flash, certaines fois je le revois penché au dessus de mon berceau. Puis plus tard, veillant sur mon frère et moi alors que nous jouions au bord de la piscine. Avec mon aide, grâce à mon pouvoir, la concentration d’énergie, il a une fois sauvé Rafaël de la noyade. Et je sais que cet épisode là n’avait rien d’artificiel. Maël nous aime, à sa façon, et désire nous protéger, même s’il agit aussi en cela dans son propre intérêt. Il n’a jamais tenté de tuer Rafaël. Ce dernier n’aurait pas manqué de me le dire autrement. Maël est le seul être qui ait toujours été là pour moi. La communauté sorcière ne m’a jamais intéressée. Quand mes parents sont morts dans cet accident d’avion -nullement provoqué par Maël et cela aussi, je le sais- je n’y ai plus mis les pieds. Ce sont à mon sens des hypocrites, qui blablatent dans mon dos parce que je partage ma vie avec un esprit. J’avais 15 ans quand ma tante Victoire a repris la maison et est venue y habiter, pour nous élever, Rafaël et moi. Ne connaissant la magie que de loin, elle n’a jamais pu nous obliger à rien. Elle n’a jamais non plus soupçonné l’existence de Maël, qu’elle n’a jamais pu voir. Elle s’est occupée de nous, puis de Rachel. Rachel est notre sœur aînée, à Rafaël et à moi, qui sommes jumeaux. Rachel… n’a jamais été comme les autres. Elle est une sorcière, mais si faible que ses pouvoirs sont à peine notables. Elle est en centre psychiatrique depuis ses 5 ans. Rafaël et moi l’avons toujours connue le regard vide, délirante ou muette, attachée à des lits, ou dans des fauteuils roulant… C’est un légume. Et personne avant tante Victoire ne s’est jamais vraiment occupé d’elle. Pas même moi, après sa mort. Elle a une infirmière parfaite. Je lui envoie régulièrement de l’argent. Celui hérité de nos parents décédés. Ella a droit à la même part que nous…

-Mon pouvoir te ravit, je le comprends bien. Plus qu’aucun autre il te permet de redevenir… humain. Même si ça ne dure jamais plus de quelques heures. Tu es probablement l’esprit le plus chanceux de cette terre… Mais pourquoi n’avoir jamais tenté de détruire Rafaël, qui lui au contraire…
-Vos pouvoirs sont complémentaires. L’un ne peut avoir le dessus sur l’autre. Il n’y aura entre vous jamais de vainqueur, ni de perdant. Une alliance seulement portera ses fruits.
-Une alliance ?
-Oui. Vous ferez de grandes choses uniquement si vous parvenez à vous entendre. Pas en continuant de vous… déchirer. Quant à ta question… J’aime ton frère autant que toi. Et je ne veux pas le « détruire ». Je ne lui veux aucun mal, et tu le sais, car j’aurais probablement eu quelques occasions de le faire passer de vie à trépas, si je l’avais voulu.
-Oui, surtout grâce à moi.
-Tu ne seras jamais responsable de la mort de ton frère, mon ange. Et moi non plus.
-Redevenir humain, c’est ce que tu veux ? Ca et uniquement ça ? Rien d’autre… Et nous deux… Rafaël et moi avons le pouvoir de te rendre… une enveloppe charnelle, penses-tu ?
-Je… n’en ai aucune idée. Mais bravo ma petite sorcière, tu viens de comprendre beaucoup de choses. Tu n’imagines pas la souffrance… la peine que j’éprouve à… ne pouvoir te tenir dans mes bras à ma guise… Autrefois… je voulais être humain à nouveau sans but précis. Aujourd’hui… je veux être humain pour t’aimer… je veux vous aimer tous les deux, et que nous formions… une belle et heureuse famille.
-Comment ? Demandai-je alors en me courbant sous ses caresses.
-St Petersbourg…
-St Petersbourg ?
-La concentration d’énergie là-bas est telle que… nous aurions toutes les chances de notre côté. Mais je ne veux t’obliger à rien, tu sais, je…

Maël, d'une façon ou d'une autre, avait réussi à me toucher. Qu'il soit un assassin ne me préoccupait plus. Ce moment passé, j'avais commencé à réaliser à quel point je tenais à lui, et le comprenais. J'ai confiance en lui. Je l'aime aussi. Personne à moins d'en être un, ne peut comprendre la rage et la peine accumulées par un esprit au fil des siècles. Je le crois et je suis prête à l'aider, depuis ce fameux jour passé dans la maison familiale de la Nouvelle-Orléans.

-Alors… Nous irons… à St Petersbourg…


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MessageSujet: Re: « Et la pluie a la couleur des pensées. Et le tonnerre rappelle le bruit des souvenirs. » Stan Rice   Ven 28 Mai - 12:20

fiche terminée me semble-t-il ^^
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MessageSujet: Re: « Et la pluie a la couleur des pensées. Et le tonnerre rappelle le bruit des souvenirs. » Stan Rice   Ven 28 Mai - 12:44

Bienvenue !


« Il n'y a de sorcellerie que là où l'on y croit, n'y croyez plus et il n'y en aura plus ».
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Il y a autre chose...prends toutefois bien garde à l'esprit qui vit à tes côtés, il n'est peut-être pas aussi protecteur à ton égard qu'il veut bien le faire croire!

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MessageSujet: Re: « Et la pluie a la couleur des pensées. Et le tonnerre rappelle le bruit des souvenirs. » Stan Rice   Ven 28 Mai - 15:21

t'inquiète monsieur le Secrétaire, je gère Cool
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MessageSujet: Re: « Et la pluie a la couleur des pensées. Et le tonnerre rappelle le bruit des souvenirs. » Stan Rice   

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« Et la pluie a la couleur des pensées. Et le tonnerre rappelle le bruit des souvenirs. » Stan Rice

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