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 Depuis des temps immémoriaux, je veille sur vos vies! (jérémiah) (UC)

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Secrétaire général de l'Amnistia
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MessageSujet: Depuis des temps immémoriaux, je veille sur vos vies! (jérémiah) (UC)   Mer 12 Mai - 18:35

Domianov, Jérémiah Walter

feat Mathias Lauridsen




• RACE (vampire, sorcier, humain, esprit, ou loup ?) : Vampire

• AGE(réel et en apparence pour les loups, vampires, sorciers et esprits) : 1032 ans, mais je n'en parait pas plus de 26

• DATE & LIEU DE NAISSANCE : 05 mars 978 dans un village Russe qui ne vous dira absolument rien

• NATIONALITÉ / ORIGINES : Russe

• STATUT (place au sein de la société ? Appartenance à l'Amnistia ou l'Assemblée ? ...) : Secrétaire général de l'amnistia, chargé de gérer les effectifs et les missions des agents qui la compose

• LIEU DE RÉSIDENCE : A l'amnistia


©Eidolon


« Who are you ?! »

« Who ?! Who ?! Who ?! Who ?!! »


• « WHO DO YOU THINK YOU ARE ? » Et si tu me parlais un peu de toi, mon chou ? Voyons, installe-toi sur le divan et raconte moi ton histoire ! Tu es libre de me dire ce que tu veux, m'enfin, n'oublie pas que c'est mieux si j'en sais un maximum sur toi... Ton enfance, ta façon de voir les choses, tes relations, tes goûts, les étapes importantes de ta vie, ton caractère, tes envies, tes particularités, ta transformation peut-être ainsi que ta place ici... sache que tout cela m'intéresse, mon ami !


Que deviennent les héros...quand ils n'ont plus peur?


Je rampais de tout mon long dans cette boue épaisse, me trainant avec peine dans l'obscurité de ce marécage dont l'odeur pestilentielle emplissait mes narines. Nous autres vampires possédons des sens exacerbés…et si cela s'avère bien utile dans la plupart des cas, dans d'autres, cela peut vite devenir une faiblesse. En pleine possession de mes moyens, j'aurai été capable de me préserver de toute gène probable sans même y réfléchir. Mais vu l'état dans lequel je me trouvais, j'en étais tout bonnement incapable. Blessé, perdant mon sang à une vitesse inquiétante, bien que ce n'était pas le danger le plus imminent, je cherchais désespérément un endroit sûr pour me poser et tenter de me soigner. La médecine n'étant hélas pas un de mes domaines de prédilections, je ne me faisait toutefois pas d'illusion sur le sort qui m'attendait.

Je pestais intérieurement contre moi même…mon tempérament réservé m'empêchait Dieu merci de hurler de douleur ou encore même de colère. Personne ne pouvait m'entendre en fait, mais on ne change pas facilement après avoir passé près de 900 années à montrer l'exemple. Du reste j'avais une trop grande habitude à me contenir pour me laisser aller. Pourtant je commençais sérieusement à sentir le souffle de la mort sur ma nuque…perdu au milieu de nulle part, isolé et incapable d'extirper ses satanées balles UV que j'avais reçu au thorax, ma fin semblait inéluctable! Je finis par stopper ma progression et m'adossait à un vieil arbre semblant en aussi piteux état que moi. Je souris un instant, pensant à l'ironie de la chose. J'étais venu ici pour sauver mes hommes qui se trouvaient en difficultés, j'avais réussi, ils allaient rentrer sains et saufs, et pourtant moi j'allais mourir ici…une seconde fois...seul.

J'étais resté à l'arrière garde, attendant que ceux qui m'avais accompagnés pour cette mission de sauvetage aient finis d'emporter les blessés, je jetais un dernier regard sur les lieux du drame quand soudain une vive douleur se mit à me consumer la poitrine. Je venais de recevoir trois balles dans le torse, tirées par un sniper embusqué qui s'était ensuite dépêché de s'enfuir voyant que j'avais découvert sa position. Il aurait aussi bien pu venir m'achever car ce que je venais de recevoir ne me laissait pas l'ombre d'une force suffisante pour aller le faire passer de vie à trépas. S'il y a bien une chose que nous autres buveurs de sang redoutons, c'est bien le soleil et ses ultra violets. Ultra violets qu'apparemment les humains au courant de notre existence avaient été assez malins pour reproduire et enfermer dans des munitions.

Voilà donc comment je me retrouvais dans cette situation…loin de mes espoirs d'un jour finir glorieusement, je n'étais en fait qu'une victime de plus de la fatalité. Je sentais toute force m'abandonner et me laisser en proie à celle qui m'attendait depuis des siècles. J'avais déjà déjoué ses plans une fois en me voyant accorder le don obscur; mais aujourd'hui, elle devait sourire de me voir enfin à ça merci pour de bon. Mes paupières se fermèrent enfin alors que je grimaçais de douleur une fois de plus…je sombrais dans l'inconscient, m'enfonçait dans l'abîme pour ne probablement plus jamais en ressortir. Mais cette inconscience ne me plongea pas dans le trou noir auquel je m'attendais. Non, j'entrais en fait dans une sorte d'état second qui me permettait de rêver, ou plutôt de me remémorer tous les évènements marquant de ma très longue vie.


Genèse d'une vie...toute histoire à son commencement!


La lumière du jour…s'il est une chose étrange en ce bas monde, c'est bien la façon dont notre subconscient sélectionne les choses dont il veut que nous nous rappelions ou pas. S'il est clair que je ne me souviens absolument pas de la première fois où j'ai vu la lumière du soleil, la dernière fois est encore tout à fait fraîche dans mon esprit. Je suis déjà mort une fois, dans des circonstances terribles et le fait de ne pas avoir pu m'exposer au soleil pendant neuf siècles m'a toujours été supportable car je savais que de toute façon je ne devrais déjà plus faire parti de ce monde. Je ne suis pas homme à nourrir des regrets inutilement ou même pour le simple fait de me rendre intéressant aux yeux des autres. Pourtant le plus grand regret de toute ma vie sera toujours de ne pas avoir connu mes parents biologiques.

Je suis né en 978, dans un village de paysans Russes situé au sud de ce qui est aujourd'hui la grande Saint Petersbourg. Autrefois, tout cela n'était qu'un simple conglomérat de villages tous plus misérables les uns que les autres, les gens avaient du mal à trouver de quoi se nourrir chaque jour, les temps étaient plus que durs et une certaines méfiance régnait rien qu'entre voisin. C'est dans ces conditions extrêmes et désolantes que je vis le jour, un certain jour de mars…beaucoup pense qu'il s'agit en fait du cinq de ce mois, mais rien ne permet de l'affirmer. Mes parents ne virent pas mon arrivé d'un très bon oeil, je n'étais qu'une bouche de plus à nourrir dans une famille déjà trop nombreuse à leur goût. Si bien que pour s'épargner la corvée de m'élever, je fus purement et simplement vendu à une famille de riches marchands qui n'avait pas réussi à procréer.

Bien sûr je ne fus mis au fait de cela que bien des années plus tard, et entre-temps, mes parents et mes frères et soeurs avaient hélas pour eux périt à cause de la famine. Même en apprenant la vérité, je n'en voulut jamais pour autant à cette famille qui m'avait abandonné…sans ce geste de désespoir ou d'égoïsme, je n'aurait pas survécut moi non plus. Je n'avais de toute façon pas perdu au change, mes parents adoptifs étaient donc marchands ambulants, et traversaient le pays de part en part pour vendre toute sorte d'articles dans chaque ville qu'ils croisaient. Ils nous arrivaient de nous établir au même endroit pendant des mois jusqu'à épuisement des stocks, et nous repartions ensuite nous réapprovisionner et recommencer un cycle.

Les longues périodes de sédentarité me permettait de me cultiver, et je passait mon temps à lire tout ce qui me passait sous la main, ma soif d'apprendre ne connaissant pas de limite, mais je ne reçu jamais de réelle instruction étant tout jeune, ne fréquentant jamais l'école. Pourtant j'étais loin d'être un imbécile, et très vite ma culture impressionnât même mes parents adoptif qui décidèrent alors de s'établir quelques années au même endroit et m'offrir la chance d'avoir une préceptrice. Je devais alors avoir quelque chose comme 16 ou 17 ans, et était fou de joie de pouvoir apprendre tant de chose en compagnie d'une préceptrice plus qu'érudite. Cette femme savait tout sur tout et me fit la classe pendant de nombreuses années, je dépassais largement le cadre purement scolaire de mes connaissances avec elle, car elle s'émerveillait de la capacité que j'avais à assimiler tout ce qu'elle m'apprenait. J'appris notamment de nombreuses langues étrangères à son contact, et j'en vint à les maitriser assez rapidement pour la plupart. J'adorais réellement cette femme, elle était comme ma grande soeur, comme une mère de substitution…et elle se sentait elle aussi très liée à moi, à tel point qu'elle m'avoua un jour un terrible secret.


Dans les veines du monde...dans le sang du ciel...


Je devais avoir à peine plus de vingt ans. Cela faisait déjà quatre années entières qu'Anzhela et moi nous côtoyions pratiquement tous les jours. Elle me faisait la classe, nous passions des heures ensemble, mais une chose m'avait pourtant toujours étonnée au plus au point. En fait de jours, c'est plutôt les nuits que nous passions ensemble. Ne vous méprenez pas, il n'y avait rien de sexuel entre nous, mais elle n'arrivait jamais avant 19 heures et repartait bien souvent vers les 23 heures. Cela ne me dérangeait pas et me permettait de donner un coup de main à mes parents pendant la journée, ce qui les arrangeaient aussi du reste et de ce fait ils n'exprimèrent jamais d'objections à ce que j'étudies si tard.

Quelque fois même, ils laissaient Anzhela m'emmener faire classe dehors, elle avait ce je ne sais quoi de rassurant qui faisait qu'on avait automatiquement confiance quand on se trouvait à ses côtés. A l'époque je ne faisais que constater ce phénomène sans le comprendre…ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Bref, un soir donc que nous étions sorti elle et moi, je ne pus m'empêcher de lui poser les questions qui me brûlaient les lèvres depuis des années. Nous étions seuls, au milieu de la plaine et un silence inhabituel s'était installé entre nous. Gêné, mais déterminé, je lui demandais alors pourquoi je ne la voyais ni boire, ni manger, et surtout pourquoi elle ne se montrait jamais en pleine journée.

A mon grand étonnement, elle me sourit plus doucement qu'elle ne l'avait encore jamais fait, et me raconta tout sans que j'ai eu à insister. Elle s'était toujours montrée gentille et presque maternelle à mon égard et une fois de plus, son attitude me montrait à quel point elle semblait tenir à moi. Le plus calmement du monde, elle m'enlaça, pour me rassurer me dit-elle, et m'avoua alors qui elle était vraiment. Elle était une vampire…depuis maintenant près de trois siècles et se sentait terriblement seule jusqu'au jour où elle avait pris son service pour m'instruire. L'attachement qu'elle ressentait pour moi lui avait redonné le goût à l'existence et elle n'imaginait plus désormais être séparée de moi sous peine de ne pas le supporter. J'accueillis ces aveux avec calme, je me sentais bizarre en fait, tentant de me persuader que j'aurais dû être effrayé alors que je ne l'étais pas le moins du monde.

Flegmatique, voilà bien un mot qui me correspond bien. Mais tout de même accueillir une telle nouvelle sans broncher ne manqua pas de surprendre ma préceptrice elle même. Après cette nuit là, nous n'en reparlâmes qu'une seule fois, des mois plus tard…elle me confia qu'elle aimerait m'avoir pour compagnon pour l'éternité. J'étais ravi…non pas que mon existence mortelle ne me satisfaisait pas, mais ma curiosité naturelle me poussait vers cette voie, en fait j'y pensais depuis qu'elle m'avait tout avoué quelques temps plus tôt. Et de plus la perspective d'avoir devant moi la possibilité de pouvoir avoir le temps de tout connaître sur tout me ravissait au plus haut point. Mais même après m'avoir confié ses intentions à mon égard, elle décida qu'il était encore un peu tôt pour cela; elle désirait que je profite un peu encore de ma vie humaine…pour que je ne vienne pas à nourrir les même regrets qu'elle avait nourrie après sa propre transformation.

Je passais donc encore quelques années à l'état mortel, profitant de la vie comme tout humain adulte le fait dans sa jeunesse, même si jétais d'un naturel discret et peu expansif, ce que je suis toujours d'ailleurs, je fis quelques rencontres et connu mes premières expériences marquantes tant sur le plan sexuel que sur d'autres. Mes premières cuites suivirent bien vite d'ailleurs, mais cela n'arriva pas très fréquemment. Je n'avais pas beaucoup d'amis et donc peu d'occasions de me saouler.

Je venais d'atteindre mes 26 ans quand un drame vint précipiter les évènements. Je côtoyais toujours Anzhela à cette époque, presque chaque soir même, mais j'étais devenu trop vieux pour qu'elle soit encore ma préceptrice. Je faisais donc croire à mes parents que je fréquentais une jeune femme et que je ne pouvais la voir que le soir à cause de nos activités diurnes respectives. Ce soir là, je me dirigeais vers chez elle, elle vivait un peu en retrait de la ville, et le chemin pour se rendre jusque là bas n'était pas des plus sûrs, mais je ne voulais pas qu'elle vienne chaque soir me chercher pour m'y rendre. J'avais ma fierté d'homme après tout, et je ne voulais pas qu'elle pense que j'avais peur de me rendre chez elle par mes propres moyens.

idiotie de l'orgueil, car ce soir là malheureusement, je tombais sur un groupe de bandit de grand chemin qui désirant me faire les poches et ne trouvant rien à se mettre sous la dent, me laissèrent sur le carreau…presque mort. Je ne dois mon salut qu'à l'arrivée de ma bien aimée protectrice qui me trouvant ainsi n'hésita pas et me transforma sur le champ. Je sombrais alors dans la douleur et la souffrance, j'eus l'impression que mon supplice dura une éternité, puis enfin, l'incendie qui me ravageait cessa, et laissa place à la soif.


Le torrent s'emballe et laissant ma vie derrière lui...


Avez vous déjà ressentit la faim, à un point inimaginable, comme si vous n'aviez pas mangé depuis des jours, comme si le simple fait de penser à de la nourriture vous faisait souffrir. C'est le seul moyen que je trouve pour vous l'expliquer en terme humain, et pourtant vous êtes encore loin du compte. Chez nous les vampires, chaque sens est exacerbé, et même si nous ne ressentons peine et douleur que très rarement, quand cela arrive cela en devient quasiment insupportable. Ma transformation achevée, je ne pensais qu'à une chose, une obsession lancinante et horrible quand on y pense…me nourrir. De nos jours, vous ne me verriez pas me sustenter au cou d'un être humain, c'est hors de question…j'ai beaucoup trop de respect pour la vie humaine et je me contente de poches de sang ou encore de me nourrir d'animaux si je n'ai pas d'autre choix, mais il n'en a pas toujours été ainsi.

Et pour vous dire la vérité, Anzhela était loin d'être végétarienne elle aussi. Elle m'appris comment chasser, comment faire en sorte de ne pas me faire remarquer et tout un tas d'autre chose qu'un vampire se doit de savoir. Bien sûr je ne revis jamais plus mes parents adoptifs, c'était beaucoup trop dangereux, pour eux comme pour moi d'ailleurs et je pense qu'ils ont du énormément souffrir de m'avoir perdu sans même savoir ce qui m'est arrivé. Mais à l'époque, je n'en avais cure, j'étais euphorique et je ne pensais plus que pour et par la compagne qui de mère ou de soeur de substitution était finalement devenue ma maitresse. Nous passions tout notre temps ensemble, et après près de vingt ans à parcourir le pays en sa compagnie, nous mêlant avec beaucoup d'habileté aux humains, je n'étais toujours pas lassé de sa présence. Je pense que d'un point de vue mortel nous pouvions dire que nous nous aimions, mais c'était tellement plus que cela à nos yeux. Nous étions un.

Aussi quand j'en vint malheureusement à la perdre, je fus projeté au bord d'un abîme de folie. Ce fut si soudain, si inattendu…nous sommes des êtres immortels après tout, nous ne nous attendons pas à mourir à moins de le vouloir. Cela se produisit un soir somme toute assez banal. Nous étions sorti pour nous nourrir, de la pire engeance qui soit si possible, sinon tant pis pour le malchanceux mortel qui tomberait sous nos crocs. Quand avant même de tomber sur une proie digne de ce nom, nous aperçurent un groupe de personne se livrant à d'étranges rituels dans la forêt. Intrigués, nous nous approchâmes pour voir de quoi il retournait, et c'est là que tout bascula. Nous pensions avoir été discret mais en fait nous avions été repéré depuis longtemps par ce qui se trouvait être un rassemblement de sorciers en fin de compte. En un éclair, nous fument attaqués, et leur nombre étant largement supérieur au notre, nous finirent par être submergé.

Ces gens savaient parfaitement à qui ils avaient à faire, et ils parvinrent à empoigner ma créatrice et à la projeter dans un intense brasier avant même que j'ai eu le temps de réagir. Mon tour allait venir c'était certain, j'étais encore un jeune vampire et apparemment mes assaillants savaient parfaitement comment s'y prendre pour m'éliminer…je n'avais pas l'ombre d'une chance. Mais alors que je me croyais perdu, je fus secouru par un groupe de personnes totalement improbable. Plusieurs odeurs se mêlaient à la scène, et je discernais clairement celle de mes semblables, mais aussi celle de loup garou et même d'humains. Parmi eux il y avait d'ailleurs des sorciers qui combattirent les leurs. Je ne comprenais plus rien, me sentait désorienté et terriblement vidé à la fois alors que je réalisais que celle que je chérissais avait disparu.

Je me réveillais plusieurs nuits plus tard, totalement perdu, dans une crypte que je ne connaissait pas et ne sachant même pas comment j'avais échoué en cet endroit. Les heures passèrent quand enfin quatre femmes pénétrèrent dans ce qui semblait être une sorte de prison à mes yeux. Qu'allait-il m'arriver? Allais-je moi aussi sacrifier comme ma compagne? En fait ce que j'appris ce soir là changea mon existence à tout jamais!


Me précipite dans les affres de mon hérésie!


A mon grand étonnement, elles étaient venues à moi avec les meilleures intentions du monde. Il y avait là une humaine; une vampire, une louve et une sorcière. J'étais des plus étonné de voir ainsi rassemblée ces différentes espèces dans une même pièce, surtout quand on connaissait l'animosité naturelle et héréditaire de certains d'entre eux vis à vis des autres. Calmement, j'écoutais leurs explications sur ce qu'elles étaient réellement. Elles m'expliquèrent qu'elles et plusieurs autres représentants de leurs différentes races, avaient décidé de s'unir pour contrôler les agissements des forces du monde surnaturelle et que désormais elles veillaient à l'équilibre qui pouvait exister entre tous.

Ils agissaient un peu comme un conseil supérieur des choses occultes qui présidaient à la préservation de chacun, mais surtout à celle des humains, moins bien armé que tous les autres parmi les créatures peuplant ce monde. Au fur et à mesure de leurs plaidoiries je commençai à sentir la honte m'envahir…honte de ce que j'avais fait ces dernières années, ayant oublié ma condition humaine depuis que j'avais reçu l'immortalité. J'avais tué, fait du mal aux mortels alors que j'en avais été un moi même. Mais elles m'offrirent alors un moyen de me racheter ne serait-ce que partiellement de toutes les exactions que j'avais commise. Je restais plusieurs jours parmi elles et leurs congénères, m'habituant relativement bien au mode de nutrition autorisé ici, qui consistait à boire du sang offert par les membres humains de ce qu'ils appelaient "l'amnistia".

Au bout d'un certain temps, me voyant parfaitement intégré à leur mode de vie et alors que j'adhérais de plus en plus à leurs idées, les membres de l'assemblée me proposèrent de continuer à vivre parmi eux, et d'intégrer une sorte de milice qu'ils venaient de créer pour protéger encore plus efficacement la vie contre les agissements de certains de leur semblable. J'acceptais de bonne grâce, souhaitant ardemment pouvoir me repentir. Bien sûr n'étant qu'un très jeune vampire, je commençais tout au bas de la hiérarchie de ce qu'on appelait alors communément "l'amnistia". Mais le temps passe vite, même pour un vampire, et au fil des années je devins rapidement un des éléments les plus réguliers et efficaces de l'organisation.

A tel point que l'année de mes 347 ans, on m'offrit de devenir le secrétaire général de l'amnistia. J'acceptai le poste avec humilité, conscient de la responsabilité qui m'incombait dès lors, et je pense m'être bien débrouillé jusque là puisque qu'aujourd'hui encore je suis toujours en fonction. Bien sûr pendant tout ce temps, j'ai parfois quitté puis repris mes fonction à plusieurs reprises; dernièrement cela fait environ cent ans que je suis revenu à ce poste. Je n'ai pas le même statut que la directrice…je ne suis pas élu, mais nommé, la seule façon de m'écarter de mes fonctions est de me destituer, ce qui ne c'est déjà produit au gré des directeurs successifs.Mais j'aime ce rôle par ailleurs, et j'aimerais le jouer encore longtemps, mais mes heures voir mes minutes sont comptées désormais, et je n'aurai probablement plus jamais l'occasion de me rendre utile pour mes semblables, mes collègues, mes amis…celle que j'aime.


Tout compte fait, les héros ne meure jamais...leur légende perdure pour la nuit des temps!


Alys, toujours inconscient, je la vois, très clairement, elle est là près de moi…je détaille son visage comme je le fais si souvent, cela l'agace et je le sais, mais je ne peux m'empêcher de le faire chaque fois que nous nous faisons face pourtant. J'ai connu et protégé cette jeune femme depuis sa prime enfance, quand elle arriva dans notre pays il y a plus de 15 ans et qu'elle perdit ses parents qui travaillaient alors sous mes ordres dans des circonstances tragiques. Me sentant responsable de tous ces évènements malheureux, je la confiais alors à la famille Wilson, des sorciers très respectés et appréciés parmi nous qui l'élevèrent comme leur propre fille. Ils avaient du reste déjà une enfant prénommée Léa, à peine plus âgée qu'Alys et je me fis alors un devoir de protéger les deux jeunes filles, même de loin. J'étais toujours là dans l'ombre sans qu'elles s'en doute…et encore aujourd'hui je reste très protecteur et vigilant à leur égard.

Mais depuis quelques temps, la fille adoptive des Wilson requiert toute mon attention, et, bien malgré moi, je me surprend à éprouver pour elle des sentiments que j'estime presque contre nature. Un père ou un tuteur a-t'il le droit de tomber amoureux de la fille qu'il a vu grandir au fil des saisons. Certainement pas, mais on ne lutte pas facilement contre ce genre d'émotion. Ne pouvant pas non plus refoulé ce que j'éprouve de façon totalement efficace, je m'évertue simplement à me montrer un peu plus chaleureux qu'à l'ordinaire en sa présence, mais jamais je n'irai lui confier qu'elle pourrait si elle le voulait ranimer le coeur mort qui dort dans ma poitrine.

Un soubresaut me fait revenir à la réalité…je ne suis plus dans ces marécages boueux, que je croyais sur le point de devenir ma dernière demeure, je sens une présence à mes côtés. J'ouvre lentement les yeux, et j'aperçois alors deux silhouettes me surplombant. L'une d'elle se tient à genoux, apparemment elle est en train de me soigner…retrouvant peu à peu mes forces, je m'aperçois qu'il s'agit de Léandra. Ouvrant complètement les yeux, je réalise que je suis dans les locaux de l'amnistia…j'ai donc certainement été découvert et ramené ici. Et par miracle, je suis confié au bon soin de la meilleure des guérisseuses que l'assemblée possède, elle me sourit, inquiète, mais je me sens totalement rassuré de la savoir là. Un peu derrière elle se tient celle à qui je pensais quelques instants plus tôt. Me gratifiant d'une remarque dont elle seule à le secret, du style "alors monsieur le chef, on pionce encore!", je me contente de la regarder avec tout l'amour que je peux lui transmettre rien qu'avec mes yeux.

Aucun son ne s'échappe toutefois de ma bouche alors qu'elle vient finalement s'asseoir près de moi en soupirant. Je comprends sans qu'elle le dise qu'elle s'inquiète pour moi, subrepticement, elle me touche la main, me faisant frissoner. Signe que mes sensations sont de retour. Je suis confiant, je vais peut-être m'en sortir tout compte fait. Tant mieux, il me reste encore tant de chose à accomplir, tant de chose à vivre. J'attrape la main d'Alys doucement, puis replonge dans le sommeil, réparateur.






« People are Strange... »

« Ah, vous êtes deux ?! Ca tombe bien, nous aussi ! »


• PSEUDO : Eidolon

• AGE : 32 ans

• CODE DU REGLEMENT : Ne me faites pas l'affront de me poser cette quetion !

• COMMENT AVEZ-VOUS DÉCOUVERT RUSSIAN SILENCE ? J'en ai charpenté une partie ^^

• DISPONIBILITÉ : Je passe tous les jours

• UNE DERNIÈRE CHOSE A DIRE ? Un mot perd l'affaire, un homme détermine le sort d'un empire (confusius)



Dernière édition par Jérémiah W. Domianov le Mer 30 Juin - 19:26, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Depuis des temps immémoriaux, je veille sur vos vies! (jérémiah) (UC)   Dim 23 Mai - 14:09

Bienvenue !


« Pour que demeure le secret, nous tairons jusqu'au silence ».
Max-Pol Fouchet - Demeure le secret





« Bonjour,

Les représentants de l'Amnistia et ses éléments sont heureux de vous compter désormais parmi eux. Vous avez fait vos preuves et nous sommes ravis de vous accorder une chance. Novice ou agent respecté, votre place est à présent à la Maison Mère de St Petersbourg.
Voici vos autorisations spéciales et la clef de la salle des archives ! »





(c) Pepper
Au nom de toute ton espèce je me déclare à présent responsable de ta présence parmi nous ! J'espère que tu ne me feras pas regretter ma décision ! N'oublie pas de faire tes fiches de liens et de Rps, maintenant que tu es officiellement validé ! Ca aide à trouver des partenaires avec lesquels jouer ! Si tu as la moindre question, n'oublie pas que tu peux venir me la poser ! Je ne mords pas, contrairement à certains... Je te vois venir... je ne te transformerai pas non plus en crapaud, enfin ! Cela ne plairait guère à mes supérieurs, soyons malins...
Oh mais l'heure tourne, je dois te laisser ! J'ai une tarte à la citrouille au four et une potion à réchauffer !

Bon jeu, et n'oublie pas de t'amuser !

Oh, j'oubliais ! Un chef ne devrait pas dormir autant tandis que ses employés s'activent, je vais porter plainte Môsieur le Secrétaire Général !!! Razz

Alys E. Juhel


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Depuis des temps immémoriaux, je veille sur vos vies! (jérémiah) (UC)

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