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 Azraël ? L'ange de la mort... [DONE]

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MessageSujet: Azraël ? L'ange de la mort... [DONE]   Sam 8 Mai - 17:38

Ablach, Azraël Rowan Amaël

feat JUDE LAW




• RACE : Vampire. What else ?

• AGE : 35 ans lorsque je fus transformé. Aux alentours de 1400 ans en réalité.

• DATE & LIEU DE NAISSANCE : En 524 dans le royaume d'Uladh, contrée reculée de Grande-Bretagne se trouvant aujourd'hui dans ce que vous appelez l'Irlande. Quant au jour exact de ma naissance... eh bien à l'époque nous n'en tenions point compte, même pour les princes ! En tous les cas pas chez nous...

• NATIONALITÉ / ORIGINES : C'est du sang celte qui coule dans mes veines mes amis. Mais pour beaucoup et surtout, sur mes innombrables faux papiers... je suis anglais.

• STATUT : Vampire emmerdeur mais âgé donc respecté...

• LIEU DE RÉSIDENCE : Un somptueux appartement au cœur de St Petersbourg...



©️White Rabbit




« People are Strange... »

« Ah, vous êtes deux ?! Ca tombe bien, nous aussi ! »


• PSEUDO : nooni

• AGE : pouet

• CODE DU REGLEMENT : Ok by Alys

• COMMENT AVEZ-VOUS DÉCOUVERT RUSSIAN SILENCE ? top secret Cool

• DISPONIBILITÉ : souvent !

• UNE DERNIÈRE CHOSE A DIRE ? planquez-vous, j'ai faaaaaim ! clac:



Dernière édition par Azraël Ablach le Sam 8 Mai - 18:44, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Azraël ? L'ange de la mort... [DONE]   Sam 8 Mai - 18:20

« Who are you ?! »

« Who ?! Who ?! Who ?! Who ?!! »


• « WHO DO YOU THINK YOU ARE ? »

    Indication : vous prendrez très certainement l'histoire qui suivra pour une invention pure et simple, progressive et momentanée de son auteur, toutefois il m'a lui-même chargé de vous préciser que les grandes lignes de sa vie ici citées sont essentiellement vraies. Son statut comme l'époque de sa vie humaine n'ont guère été inventés. Pas plus que son couronnement qui n'a jamais eu lieu ou que l'endroit où il est effectivement né. Pour ce qui est du reste non cité dans ce récit, Azraël compte sur votre imagination fertile de façon à conserver autour de lui un certain mystère. Enfin, vous vous apprêtez à lire les quelques lignes qui vont suivre, et il vous en remercie.


    Acte I;



    Je revois encore cette pauvre petite fille haletante, sa tête chancelante reposant contre mon torse, réfléchir assidument aux questions pénibles qu’elle pourra me poser.


    -T'as quel âge ?


    Première grimace, haussement d’épaules et montée de mes iris bleus en direction du ciel. Bla bla bla. Si je devais raconter l’entièreté de ma vie à chacune des humaines que je mets dans mon lit… mais ma parole, je passerais ma vie à bavasser ! Et certains diraient que cela ne me changerait guère, ce à quoi je répondrais par un léger sourire amusé. J’ai quelquefois songé à coucher mon expérience sur papier. Un best-seller, à n’en pas douter ! Je me vois assez entraîner quelques petites filles curieuses dans mon lit, les faire hurler de plaisir et leur offrir mon livre après les avoir pratiquement vidées de leur sang. « Toutes les réponses à vos questions se trouvent ici mes jolies ! ». Ahaha. J’aurais probablement fait un excellent publicitaire.

    -Ce n’est pas la première fois qu'on se voit, et pourtant… tu ne me parles jamais de toi.

    Ce n’est pas la première fois, non. Juste la deuxième. Ces humains ! Elle, c’est certain, j’aurais dû la tuer la première fois. « Tout dans les seins, rien dans le cerveau ». Je ne sais qui a prononcé cette phrase le premier mais je lui décernerais volontiers le prix Nobel de la vérité.

    -Ah non ? Mais ma vie tu sais est… si triste ! lui répondis-je alors avec le ton du plus grand comédien, agrémentant ma réplique de gestes éloquents.

    A cet instant, je me redressai alors, une moue enfantine dessinée sur mes lèvres fines, tandis que volontairement je plissais les yeux pour donner l’illusion de quelques larmes retenues à l’intérieur de mes orbites. En vérité, je jubilais. Il m’était venu une idée terriblement excitante, qui je le savais déjà, me prendrais une bonne partie de la nuit. J’étais avec ma putain comme un enfant jouant de sa loupe et du soleil pour faire brûler des fourmis.

    -Je suis… je suis un très très, très méchant… vampire…

    -Oh, je suis sûre que non. Je ne serais pas encore en vie, sinon.

    Ô tendre, ô délicieuse, ô combien chère enfant… Si naïve, si fragile, si… stupide ! Heureusement elle ne vit pas le sourire démoniaque qui étira mes lèvres à cet instant précis, trop occupée qu’elle était à perdre ses doigts dans ma chevelure châtain mal coiffée. Pourtant je ne pus retenir un rire tonitruant qui vint soudain envahir la pièce, transmettant aussitôt quelques doutes à ma courtisane sur la bonté de ma personne.

    -Oh pardon mon ange, dis-je alors en posant ma main sur ma bouche, je ne voulais pas t’effrayer.

    Beau parleur, comédien, et menteur avec ça. Aurais-je oublié joueur ? Oui, tout à fait. Heureusement, j’ai depuis quelques siècles trouvé une adversaire à ma taille, -il faut avouer que c’est lassant de toujours gagner, mais j’y reviendrai.

    Me levant alors, sans faire cas de ma nudité, je repris mon sérieux comme le font sur scène les acteurs, avant de poser un doigt agile sur ma bouche, me donnant ainsi un air pensif. Cela la fit rigoler. Tant mieux ! Elle s’amusait ! Ah, quel bon enfant j’étais ! Quel bourreau fait rire ses victimes avant de les tuer ? Non vraiment… je suis un saint au royaume des vampires les plus cruels !


    -Ma chère… je suis… noble ! Je suis né prince dans les contrées reculées de Bretagne… au… VIème siècle après ce bon vieux Jésus Christ… un pauvre ère, que j’aurais bien aimé connaître, oui… mais passons ! Azraël Rowan Ablach, tel fut le nom qui m’eut été donné, lorsque fier et brandissant déjà le poing en réponse à mes futur assaillants, je sortais accompagné d’un premier cri de guerre du ventre proéminant de ma pauvre mère. Azraël Rowan Ablach… a quelques détails près. Mes ancêtres sont si célèbres que je ne peux donner ouvertement mon nom… et puis, il y a la barrière de la langue également… ce que je te donne là n’est qu’une vulgaire traduction.

    J’ajoutai un sourire à ces paroles, sourire qu’elle me rendit aussitôt. Elle était captivée, ma petite catin des bas quartiers, cette chienne des rues qui couchait à droite à gauche et se donnait sans compter aux vampires, passant sa vie à arnaquer quelques pauvres gens pour survivre, et surtout, à voler. Elle disait avoir connu beaucoup de vampires dans sa vie, et était persuadée que nous n’étions pas aussi futés que nous le prétendions. Oh, j’avais vite compris pourquoi. La première nuit que nous avions passée ensemble, elle m’avait volé. De quelques roubles seulement, mais assez pour que je m’en rende compte. Je n’avais rien dit. Petite idiote… je ne comprenais décidément pas comment elle était encore en vie…

    -VIème siècle ? Celui du roi Arthur ?

    D’un bond, je me tournai alors vers elle, une expression de surprise presque terrifiante peinte sur le visage. Alors, d’un bras qui fendit l’air, je la fis sursauter avant de poursuivre :

    -Mais… maléfice… serais-tu… une sorcière, pour lire ainsi mes pensées ?!

    Il allait de soi que je me moquais ouvertement de sa personne. Elle seulement pensait que c’était pour m’amuser… Ce qui… oui j’y pense, n’était pas totalement faux… Mais Bretagne, gaélique, VIème siècle… beaucoup auraient deviné. Elle d’ailleurs… je ne sais pas comment elle avait fait. Ce pouvait-il alors… qu’elle ait un jour été à l’école ? Mystère… c’est idiot quand j’y pense, car je suis tellement habitué à fermer mon esprit et à demeurer en dehors de celui des autres (vous comprenez, il est tellement plus jouissif de voir juste, de trouver les bonnes réponses et de convaincre sans même utiliser ses facultés vampiriques !) que je n‘ai pas eu l‘idée de sonder ses pensées à cet instant là… une chose de plus que je ne saurai jamais… Pauvre de moi… condamné à rester ignorant pour le restant de mes jours… Aha !

    -Oh ne sois guère effrayée… cela fait bien longtemps après tout, qu’elles ne finissent plus sur le bûcher… oui sois sans crainte… je ne dirais rien !

    A ces mots, je déposai un léger baiser sur son front empreint de sueur après nos ébats, tandis qu’un d’un doigt j’effleurai les traits de son visage.

    -Oh, oui, ce cher Arthur ! Je pourrais dire que je lui en veux encore d’avoir refusé ma présence à ses côtés… mais peut-être serait-ce un peu extrapoler… ma chère, devant vous je l’avoue main sur le cœur, je n’ai guère eu l’honneur d’avoir un siège à mon nom autour de cette ronde table… la plus grande frustration de ma vie, si vous voulez mon avis…

    Et toujours elle riait. Sans être certaine de la véracité de mes paroles, sans connaître véritablement après ça, les conditions de ma vie humaine, elle se contentait de mes vers peu étudiés et de ma pitoyable mise en scène. Délicieuse enfant qu‘elle était… oui « délicieuse »…

    -J’ai toujours été un bon fils… après cela un bon prince… puis un bon mari, et enfin… ma foi ma douce… ma grandeur d’âme s’est arrêtée là.

    Je m’assis alors sur le rebord du lit, me drapant d’un drap à l’occasion. Alors, le regard perdu au dehors par la vitre ruisselante de pluie, redevenu soudain faussement sérieux, et triste, je continuai.

    -Je n’ai point eu d’enfant de ma tendre épouse, ce que je regrette aujourd’hui amèrement. Je n’ai pas eu le temps de devenir un bon père, ni de dire adieu à mes parents. Je n’ai pas eu le temps… de monter sur le trône et de succéder à mon père, de devenir souverain de cette partie de Bretagne, et de me battre contre les envahisseurs aux côtés de cet… Arthur, comme vous l’appelez aujourd’hui. Du Graal mon enfant je n’entendis point parler. De mes yeux je ne vis pas même cette épée, Excalibur, invincible entre les mains de son porteur… je ne croisai jamais la fée Viviane ou bien Morgane… en revanche, s’il y avait un Merlin… il n’était pas enchanteur… mais vampire !

    Cette fois, elle éclatait de rire.

    -Tu devrais faire des films, ou du théâtre… ce genre de truc quoi… ‘fin… si t’étais pas un vampire… c’est con.

    Et alors, totalement nue, je la revois encore se diriger vers le bar, avide de porter une bouteille de vieux porto à ses lèvres. Que Dieu me garde d’être tombé entre les mains d’une grossière alcoolique. Il est tellement plus facile d’attenter à la vie d’êtres que l’on méprise au plus profond de soi… Tournant la tête vers elle j’affichai alors une moue boudeuse dont seul j’avais le secret, avant de fixer un point invisible et de me remettre à parler. Pris à mon propre jeu, je devins sérieux cette fois, emporté par les méandres du temps, dans des souvenirs que je n’avais presque jamais revisité. Et aussi fantasque que fut mon récit… jamais je ne me sentis si proche de la réalité, à le débiter ainsi.


    -C’était un vieux fou. Mon maître était… un allumé. Dans les deux sens du terme à vrai dire, car il n’a pas fait long feu.

    A nouveau j’éclatai d’un rire dément après ce double jeu de mots involontaire. Il est vrai que parfois, je me surprends moi-même ! Encore heureux, ou je m’ennuierais profondément… « On n’est jamais mieux servi que par soi-même »… c’est vrai aussi pour la distraction ! Mais après cela calmé, je repris alors, blasé :

    -Il m’a privé de mon couronnement. Il se disait ancien druide, et selon lui, j’avais été désigné par les dieux pour devenir son disciple, futur messager du ciel. Ses yeux m’ont toujours terrifié. Sans parler de sa touffe de cheveux blancs et de sa barbe de 150 ans… un malade. Je ne sais guère s’il peut y avoir des gogols chez les vampires… mais après tout pourquoi pas. Imaginons une transformation qui se passe très mal… ou bien avec un mortel inapte… Dieu tout puissant, il se peut que j’y ai échappé de justesse avec cet envoyé des fous ! Mais qu’importe… tout le monde sait aujourd’hui que ce n’est pas le cas…

    Même si j’en donne -bien trop- aisément l’illusion. Au fond je ne suis qu’un être perfide, calculateur, manipulateur et rusé. Un menteur vicieux, pernicieux, somme toute un vampire, qui ne sait trop guère ce qu’il veut. Un éternel joueur qui s’amuse d’un rien, un être indifférent qui se fiche de tout ou presque, et qui passe sa vie à exaspérer ses compères en riant aux éclats, après quelque humour de ma part qu’ils ne comprennent pas. Oui, voyez-vous, je suis un être… complexe, étrange et par-dessus tout, incompris. Trop léger je pense, aux yeux de beaucoup… mais qu’un vampire tel que moi peut-il attendre de la vie ? Qu’attendons-nous, tous ? Nous avons peu à perdre, encore moins à gagner… si ce n’est trouver la paix et un goût exquis à une vie qui a priori, ne présente que peu d’avantages, lorsqu’on en a exploré les maigres intérêts.

    -Ainsi je devins celui que je suis aujourd’hui. Un vampire… Le vieux fou m’enleva dans mon sommeil, avant de m’expliquer les projets qu’il avait pour moi dans une… grotte poisseuse et lugubre, humide, et froide… le concours parfait pour une bonne grippe ! Évidemment il était trop fort pour moi, et jusqu’à cet endroit miséreux, en plein bois, je ne pus me dégager de mon agresseur, malgré mes muscles travaillés et mon physique de jeune premier. Il a ainsi passé une bonne partie de la nuit à m’expliquer des choses et d'autres, me promettant de grandes choses si je restais là sagement à l’écouter… ma foi… j’étais idiot à l’époque, car je me souviens n’avoir jamais cherché à m’évader. Ou bien alors étais-je bougrement intelligent… oui ce doit être cela ! Je savais que la moindre tentative serait vaine… n’avais-je pas déjà expérimenté sa force après tout ? Alors, ses yeux roulant dans leurs orbites, je le revois s’approcher de moi, son être entier respirant la folie. Et moi, en « pyjama », qui redoutais tant son haleine pestilentielle que sa barbe sale, fut agréablement surpris de constater que mon ravisseur sentait tout aussi bon de la bouche qu’il semblait vieux. Et si je ne vis pas ses crocs à cet instant là… oh oui mon ange, je peux t’assurer que je les ai sentis. Mais nous sommes d’accord… je te passe ces détails morbides, sanglants et douloureux…


    -Est-ce que ça fait mal ? Je veux dire, est-ce que ça fait « très » mal ?

    -Oh oui, ma douce enfant… terriblement mal. C’est insupportable…

    -Et le sang ? Tu as bu son sang pour devenir comme lui ?

    -…oui. C’est ainsi que précisément se déroule une transformation ma jolie. Cela n’a rien de ragoutant. C’est pire à voir que la série Urgences. Tu connais Urgences ? George Clooney tu n’as pu y échapper… ou bien Docteur House, si tu préfères, dans un genre plus récent… Sauf… qu’on ne guérit jamais vraiment. Enfin c’est compliqué.

    Un sourire éclaira peu à peu mes lèvres alors que je la regardais s’approcher de moi, totalement nue et cigarette éteinte aux lèvres. J’étais sérieux à cet instant, bien trop pour qu’elle se doute de quoi que ce soit, et alors je la laissai profiter de mon torse d’albâtre tandis qu’elle s’asseyait à cheval sur mes genoux, avant d’enfouir ma tête dans son cou.

    -Après ça je me suis tout simplement endormi, et réveillé… je ne sais combien de temps après, nombreuses surprises à l’appui. Tout d’abord… j’étais mort. Et froid. Mon odorat s’était considérablement développé, de même que ma vue, et mon ouïe. Ensuite… j’avais faim. Une faim de loup, mais faim… de sang ! Et clou du spectacle : mes canines avaient été remplacées par des crocs rétractables. Oh, je m’y suis fait, mine de rien. Après cela… j’ai fait tout ce que font les vampires nouveau-nés : oublier ma famille, tuer, obéir à mon maître, tuer, apprendre de nouvelles choses, et enfin… tuer. Et ce pendant près d’un siècle… avant de rencontrer quelques uns de mes semblables à la cour d’un nouveau roi, et de prendre enfin conscience des chaînes qui m’entravaient. Celles par lesquelles mon créateur me tenait, cet être illuminé et ridicule, qui vivait dans la misère alors que nous pouvions posséder tout l’or de la terre… Je l’ai fini au barbecue. Sans sauce. A vrai dire, le prendre au piège fut bien trop facile. Ainsi vois-tu… je suis un mauvais fils. Un fils ne tue pas son père… je l’ai pourtant fait. Sans la moindre hésitation, sans le moindre regret…

    Sans que j’eus le moindre effort à faire alors, une larme rougeâtre perla au coin de mon œil droit, larme que ma compagne vint aussitôt récupérer sur le bout de son doigt, avant de la déposer sur ma langue. La laissant alors profiter de mon corps de rêve, je basculai enfin sous son poids, acceptant avec malice de satisfaire ses bas instincts comme les miens, une nouvelle fois.

    Tout entier aux caresses de mon amante, je me mis à rire doucement, avant de citer ces vers d’un auteur français, tout en pensant à ma bien-aimée.


    « J’implore ta pitié, Toi, l’unique que j’aime,
    Du fond du gouffre obscur où mon cœur est tombé.
    C’est un univers morne à l’horizon plombé,
    Où nagent dans la nuit l’horreur et le blasphème; »

    De Profundis Clamavi, Baudelaire, Les fleurs du Mal.





Dernière édition par Azraël Ablach le Sam 8 Mai - 18:27, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Azraël ? L'ange de la mort... [DONE]   Sam 8 Mai - 18:21

    Acte II;



    « Toi qui, comme un coup de couteau,
    Dans mon cœur plaintif es entrée;
    Toi qui, forte comme un troupeau
    De démons, vins, folle et parée,

    De mon esprit humilié
    Faire ton lit et ton domaine;
    - Infâme à qui je suis lié
    Comme le forçat à la chaîne,

    Comme au jeu le joueur têtu,
    Comme à la bouteille l’ivrogne,
    Comme aux vermines la charogne,
    Maudite, maudite sois-tu !

    J’ai prié le glaive rapide
    De conquérir ma liberté,
    Et j’ai dit au poison perfide
    De secourir ma lâcheté.

    Hélas ! Le poison et le glaive
    M’ont pris en dédain et m’ont dit :
    « Tu n’es pas digne qu’on t’enlève
    A ton esclavage maudit,

    Imbécile ! - de son empire
    Si nos efforts te délivraient,
    Tes baisers ressusciteraient
    Le cadavre de ton vampire ! »

    Le Vampire, Baudelaire, Les Fleurs du Mal.



    Laissant aller librement ma tête entre ses cuisses, y décelant les moindres gouttes de sang qui s’en écoulaient, je léchais avidement le fluide vital lorsqu’elle me somma de poursuivre mon histoire.

    -Où en étais-je, avant cela ?

    Un sourire malicieux vint éclairer mon visage à mesure que je me redressais pour enfin lui faire face.

    -Le… barbecue.

    Nos rires se mêlèrent un long moment après cela, avant que je ne reprenne là où je m’étais arrêté, fixant la plafond tandis qu’elle vint se presser contre moi.

    -Je suis parti après ça. Je suis resté quelques temps en compagnie d’un petit groupe de vampires qui m’apprit à quoi ressemblait la vraie vie. Alors… trompant quelques humains j’allai plus loin qu’eux encore, me faisant une place aux côtés des plus riches, des plus influents de ce monde. Je ne sais combien de seigneurs j’ai ainsi côtoyé et… parfois plumé. Oui je… je volais mes victimes, tous des êtres cruels et vicieux, rassure-toi.

    Dévoilant à ces mots mes dents d’une blancheur parfaite, je me gardais bien de lui souffler un mot des quelques vierges peu farouches qui croisaient quelquefois mon passage, et que je prenais un malin plaisir à punir à ma guise. Mais soit. Le moment n’était pas encore venu de l’effrayer. La patience est sans doute l’une de mes plus fidèles vertus. Si toutefois j’en ai d’autres ! « Tout vient à point à qui sait attendre »…


    -J’ai vécu jusque très tard au Royaume-Uni en réalité. Jusqu’au règne d’Elisabeth, à l’époque du dramaturge Shakespeare. M’aidant de quelques humains fidèles, j’ai toujours vécu au beau milieu de la haute société. J’étais riche… très riche, comme je le suis encore. Mais après tout ce temps passé sur la grande île, je commençai sérieusement à m’ennuyer. Si bien que j’essayai même un jour… d’attenter à ma vie.


    -Tu as voulu te tuer ?


    Ses yeux étaient empreints de tristesse. Je la sentis enfin véritablement touchée. Tout marchait selon mes plans. On peut toujours faire pleurer les gens en leur racontant notre histoire. Il suffit de bien s’y prendre.

    -Eh bien, je… je ne voyais pas de réel intérêt à ma vie… mais comme tu le vois aujourd’hui, je ne suis pas mort ! Ce sont mes fidèles humains qui m’ont empêché d’en venir à mes fins, en me proposant un voyage : ils voulaient voir la France. Aussitôt bien sûr, j’acceptai, y décelant de nouveaux horizons à explorer. En vérité, je me disais que si le voyage se passait mal, eh bien je trouverai la mort sur le bateau qui nous mènerait en France, comme je l’avais désiré quelques heures auparavant. Mais quelle erreur aurait-ce été… Ah la France, la France ! L’amour de ma vie… sans la France… je ne l’aurais jamais rencontrée…

    -Une femme ?

    -Eh bien… oui mon petit pétale de rose sucré, soufflai-je à son cou tout en caressant d’un doigt le bout de son nez. Assurément la plus belle qu’à l’époque, il m’eut été donné de voir. Mais aussi la plus garce et la plus redoutable sorcière que j‘eus jamais rencontré, à n’en pas douter !

    A son regard surpris, je levai les yeux au ciel tentait de suite après une explication.


    -Allons, tu ne croyais tout de même pas que les vampires étaient les seules créatures surnaturelles à arpenter la terre ! Les loups-garous, tout comme les sorciers, sont aussi de ce monde…


    De nouveau je dévoilai mes crocs dans la pénombre de la chambre, tout occupé que j’étais à caresser la chevelure blonde de ma catin.

    -Elle fut la première à laquelle je m’attachai vraiment… elle avait du caractère, une vraie chipie, une vraie garce ! Une jolie blonde redoutable désespérément amoureuse de moi, mais qui n’a jamais voulu l’avouer.

    -Et toi, tu l’aimais ?

    J’eus envie de rire à cette question mais me contins. Allons, suis-je seulement capable d’aimer ? Cette sorcière, je m’y suis attaché, c’est vrai, mais dès l’instant où elle m’a trahi, je ne lui ai donné que ce qu’elle méritait. Et ce sans le moindre regret. Il était toutefois nécessaire de bien faire penser le contraire à ma jolie petite humaine…

    -Eh bien, je… oui ! Oh Dieu elle fut la première je crois bien, mais plus elle me tenait à l’écart par quelques savants maléfices, et plus je la désirais ! Mes sentiments à son égard étaient si forts que j’en étais totalement perturbé ! Et quand enfin elle s’est décidée à m’accepter… j’ai découvert que ce n’était qu’un piège dans lequel elle comptait m’attirer. Elle désirait me livrer à l’Eglise, m’y faire brûler comme un vulgaire démon ! Sotte ! J’étais alors si furieux d’avoir été trompé, et de n’avoir jamais eu sa confiance, que je décidai de me venger. Touché dans son orgueil, touché en plein cœur, l’amoureux que j’étais n’aspirais alors qu’à rendre la pareille à sa douce aimée. Son plan est tombé à l’eau, et c’est elle que les hommes ont dévoilé en tant que sorcière au grand jour ! C’est elle qui a été brûlée en place publique, et c’est alors seulement que je suis revenu à son village pour la regarder… mourir. Son dernier regard fut pour moi je crois. Ma belle, ma puissante sorcière… Je suis resté là et n’ai rien fait, alors qu’assurément j’aurais pu la sauver. Quel dommage, si tu savais… nous aurions pu être heureux ensemble ! J’aimais sa forte personnalité et j’étais même à l’époque prêt à lui offrir le Don Obscur… Oh, je suis un tel… monstre !

    Feignant la colère contre ma personne, je frappais du point contre le mur de la chambre et fermai les yeux, donnant la parfaite illusion de bouillir intérieurement.

    -On est prêt à tout quand on est amoureux. Plus encore quand on est blessé.

    Cette phrase ne pouvait qu’en cacher une autre de la part de ma petite fille des rues : elle avait été amoureuse elle aussi, et avait fait n’importe quoi. C’était diaboliquement parfait. Aussi la pris-je dans mes bras à cet instant pour la serrer contre moi, donnant l’illusion de vouloir la consoler, lui témoigner grande compassion. Et trompée, elle se laissa faire. Je jubilai.

    -Continue, s’il te plaît.

    -Oh tu sais… je n’ai rien fait d’extraordinaire après cela. Je ne suis pas un vampire qui a vu et vécu beaucoup, en terme de contenu. Tout ce que je peux te dire, c’est que nous j’ai fait le tour du monde, toujours accompagnés d’humains fidèles pour me soutenir dans mes voyages. Le Brésil, les Etats-Unis, la Russie, l’Europe, l’Inde, la Chine, et même l’Indochine française du temps où elle était encore sous tutelle européenne. Puis je suis revenu en France, avant d’emménager ici, comme tu peux le constater. St Petersbourg est une belle ville. Toujours pleine de nouveautés, de surprises ! Une fête foraine pour le vampire que je suis !

    -Et… tu vis tout seul, aujourd‘hui ?

    -Eh bien… J‘ai quelques connaissances, par-ci par là. Je me laisse parfois surprendre par une humaine ou une sorcière avec laquelle je passe quelques années avant de la laisser finir sa vie normalement. Après ma belle Hélène, je ne me suis jamais attaché à qui que ce soit de la sorte. Son souvenir est trop douloureux… et je m’en veux toujours de ma colère et de ma réaction d’antan ! Tu sais qu’une erreur est si difficile à supporter……

    -Ca fait pas de toi un salaud. Juste un type… normal… niveau vampire, quoi… Tu as réagis en conséquence.

    Le discours de l’amoureux transi avait fait son effet. J’étais la victime à ses yeux et ne demandai rien de mieux. Aussi m’appliquai-je dans mon jeu, n’en pouvant plus d’attendre. Et le plus sérieusement du monde cette fois, je poursuivis :

    - J’aime être entouré… et paradoxalement… je demeure un éternel solitaire. Qui voudrait d’un monstre tel que moi ? Je crois qu’en réalité… je mérite ma condition. C’est une punition du ciel. De Dieu ! Ou… des dieux… Pour chaque victime que j’ai prise… pour chaque mortel dont j’ai ôté la vie, me prenant pour dieu lui-même. Ne dit-on pas que seul le seigneur tout puissant a droit de vie ou de mort sur les gens ?

    -Mais c’est fini ça maintenant… tu ne tue plus… sans bonne raison.


    Le ton de sa voix oscillait entre celui de l’affirmation de celui de l’interrogation. Elle se voulait rassurante mais n’était pas elle-même certaine de ce qu’elle avançait. La serrant plus encore contre moi je me délectai de l’instant qui allait suivre.

    -Eh bien… il… il m’est arrivé une fois… en venant ici de… de me laisser aller, sous l’effet de la colère, mais je m’en veux tellement. Je ne pense pas que… Dieu ou qui qu’il soit, puisse un jour me pardonner.


    -Ca dépend… il s’est passé quoi ?

    Un temps je retins mon souffle. Tandis que je réfléchissais à ce que j’allais dire, elle me croyait victime de l’émotion, et enfouit davantage son visage dans mon cou. Sale idiote ! C’est déjà trop facile !

    -Eh bien… il y avait… cette fille. Je l’aimais bien pourtant. Elle venait des bas quartiers. Et quelquefois nous nous retrouvions, pour apaiser notre solitude. Nous partagions alors notre couche… ainsi que notre temps. Et nos histoires, souvent… jusqu’à… jusqu’à ce fameux soir…


    -Que s’est-il passé ?

    Elle s’était relevée et la tension dans sa voix était palpable. Sauf qu’à ce moment précis… elle ne savait encore exactement pour quelle EXCELLENTE raison elle était sur ses gardes.

    -Je m’en veux tellement, poursuivis-je alors en levant presque les bras au ciel, laissant ruisseler sur mon visage quelques larmes rougeoyantes qui vinrent maculer mon teint parfait. Elle était si charmante… si attentive avec moi… elle me donnait aussi son sang… comme toi. Et ce soir là elle… elle m’avait demandé… de lui raconter mon histoire…

    Alors enfin, je me retournai vers elle et lui souris. L’horreur qui, en quelques secondes naquit sur son visage m’indiqua qu’enfin elle avait saisi. Les battements de son cœur se firent plus fréquents et elle se mit à haleter, constatant sa bêtise de même que son impuissance à mes côtés. Dans une succession de gestes confus elle se précipita alors vers la porte, mais dans ma position de vampire, je m’y présentai avant elle, riant aux éclats avant même de lui barrer le passage. Alors, comme je savais si bien le faire, je plaquai une main contre sa bouche afin de l’empêcher de hurler, avant de l’immobiliser contre un mur de toutes mes forces, ce qui ne fut guère difficile.

    -De nombreuses humaines, à l’instant où je les enlevai, eurent le même réflexe que toi. Et de même, je les empêchai de cette main d’appeler au secours, ce qui de toute manière n’aurait servi à rien.

    Elle était tétanisée, et de toute la douceur dont j’étais capable, je m’évertuais pourtant à caresser ses joues tendres, puis ses cheveux, tout en soufflant quelques paroles sans grand intérêt à son oreille.

    -Tu ne veux plus connaître la fin de l’histoire, ma douce ? Eh bien… -et un long silence marqua à cet instant ma victoire. Je l’ai tuée !

    Me reculant, je tâchai de garder toujours une main contre sa bouche avant de m’octroyer une fois de plus tout le loisir de profiter de cet instant délectable en riant toujours davantage. J’étais le diable, elle aussi le pensait !

    -Dis-moi… comment as-tu pu croire un instant… que tu ne finirais pas de cette façon ?


    Et alors sans plus attendre cette fois, je plongeai mes dents dans son cou, déchirant la chair sans plus de cérémonie, avant de me repaître du délicieux nectar qu’elle avait à m’offrir. Ce n’était pas tant le goût du sang que je savourai mais celui de la victoire. Maigre victoire me direz-vous. Et je vous l’accorderais volontiers… tromper un humain n’est rien.

    Dieu soit loué, si j’aime la fantaisie, je possède en général l’art de ne pas me fourrer trop profondément dans les ennuis. Mais revenons à l’humaine…

    Froide, sanglante, dévisagée par l’horreur, la surprise, la peur, je laissai son cadavre exsangue reposer sur le sol et m’éclipsai de la chambre sans même prendre la peine de recouvrir son corps nu.

    Cette mésaventure me valut pour la énième fois une rencontre mouvementée avec les petits toutous de l’Amnistia, et j’eus tout le plaisir de retrouver à sa tête une vieille amie auprès de laquelle je plaidais volontiers coupable, assurant gestes à l’appui que plus jamais telle chose ne se reproduirait. Ma foi, s’elle fut agacé par mon manque de sérieux à peine masqué, elle resta de marbre, et « m’autorisa », à demeurer à St Petersbourg tant que je ne faisais plus parler de moi. De promesse néanmoins jamais je ne lui fis. Azraël ange de la mort, ne prête allégeance à personne. Pour l’instant, je reste uniquement indifférent à ses affaires, tout en restant discret. Mais cette dernière marque je l’avoue n’est pas mon fort, et si cela dure, pour combien de temps encore ? Je ne cherche guère les ennuis, mais qui sait ce qui pourrait un jour ou l’autre me passer par la tête ! Concrètement, je ne recherche ni gloire, ni pouvoir. Je m’amuse aussi bien dans l’ombre… bien que des fois, la lumière soit indispensable à la distraction. Et si je me dois néanmoins de rester prudent face à cette puissance organisation, je puis toutefois m’octroyer quelques libertés. Mon grand âge a fait de moi un des plus puissants vampires des alentours, maîtrisant tout aussi bien la pyrokinésie que la télékinésie, ou encore la télépathie. Enfin nous dirons que je respecte plus ou moins les « lois » établies par l’Amnistia en m’attelant à toujours conserver de justesse le Secret.
    Je terminerai sur une chose cependant, ainsi jamais vous ne pourrez dire que vous n’avez guère été avertis : Ne faites jamais confiance à un vampire. Ne ME faites jamais confiance. Vous risqueriez… de ne jamais avoir l’occasion de le regretter !





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MessageSujet: Re: Azraël ? L'ange de la mort... [DONE]   Ven 14 Mai - 0:39

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« Bonsoir,

La communauté vampirique est ravie et honorée ou non de vous accueillir parmi les siens ! Vous avez enfin revêtu votre beauté surnaturelle, teint blafard et canine acérées, vous voilà prêt à entrer dans l’arène ! St Petersbourg n’attend plus que vous !
Pour vos premiers pas dans le monde surnaturel vous sont offerts cercueil de luxe et poches de sang ! »





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Bienvenue à vous au sein de notre communauté. N'ayez pas peur mon ami, vous êtes officiellement des nôtres et c'est avec joie que je vous invite à explorer les lieux. Pensez à remplir quelques formalités d'usage: fiches de liens, de RP, demandes d'habitat, de rang... Une fois cela fait, n'hésitez pas à vous amusez un peu et à écrire tant que vous le pourrez. Vous êtes ici pour cela après tout. Je me ferais une joie d'être votre guide parmi nous, si vous avez des questions ou des doutes. Soyez sans craintes, je ne vous ferais aucun mal, ce n'est pas dans mes habitudes.
Je suis au regret de vous quitter, j'ai une réunion sous peu et un rituel à terminer.

Soyez heureux !

Oh, je ne vous ai pas dit ! Vous feriez bien d'ajouter un petit avatar dans la partie prévue à cet effet ! Outre cela, on me dit dans mon oreillette magique que certain(e)s sont ravi(e)s de vous compter parmi nous...

Leandra E. Wilson


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Azraël ? L'ange de la mort... [DONE]

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