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 Bureau de l'immigration hispanique, entre ce pavé ci et celui là ! [Mily <3]

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MessageSujet: Bureau de l'immigration hispanique, entre ce pavé ci et celui là ! [Mily <3]   Jeu 24 Juin - 21:49

Debout face au miroir de ma petite salle de bain j'observe mon corps dénudé. Mes bras, mon cou, puis mon torse. J'ai maigrit c'est indéniable mes côtes sont visibles et je perds mon jean, mais je n'ai aucune cicatrice, si ce n'est celles que j'avais humains bien sûr. Je retrace les striures sur mes avants bras, redessinant le tracé de la lame. Je m'en souviens comme si c'était hier alors que c'était il y a plus d'un siècle et demi. Tant de temps, de saisons, de visages. Les souvenirs se marquent dans la peau pour certains, alors que d'autres disparaissent pour revenir un jour sans qu'on s'y attende. Je ne regarde pas mon dos car je sais déjà ce que je vais y trouver, de larges marques hideuses. J'attrape une chemise noire que je boutonne rapidement, roulant les manches machinalement. Mes cheveux sont trop long, il faudrait que je les coupe. Mais c'est bien le cadet de mes soucis. Je cherche mes chaussures et jure avec vulgarité. Je suis très ordonné dans mon métier et affreusement bordélique dans mon intimité. C'est ça de vivre seul, on prend de très mauvaises habitudes. Je finis par les dénicher sous l'armoire, et enfile en grimaçant les chaussures de moto.
Bon je pense que je n'ai plus d'excuse là...il faut que je sorte, que je me confronte à la faune bigarrée de St Petersbourg...et pas n'importe laquelle ! Je vais m'immerger dans la jungle des buveurs. Rien que ça. Et de mon prore gré je vais plonger dans une salle bondé de couples, bandes d'ados aux hormones déchaînés, je vous passe les meilleurs. Parfois ce ne sont même pas les jeunes qui se révèlent les plus déroutants. Etre télépathe est vraiment une tuile parfois.
Mais j'ai eu le temps de récupérer, je devrais m'en sortir. Et puis il faut bien que je m'habitue si je veux travailler pour Maria pour rembourser ma dette.
Je descend quatre à quatre les marches et enfin l'air glaciale de la nuit s'engouffre tout autour de moi et ébouriffe mes cheveux qui me tombent sur les yeux. Je n'y fais pas attention, j'avance les yeux fermés, au radar, gravant avec mes autres sens le chemin qui me sépare du Bloody. Je fronce le nez.
Oh non je ne vais pas revivre ça ! Je me crois victime d'une hallucination, cette odeur de lycan, la fatigue, la peur...non je ne l'imagine pas, et ce n'est pas la mienne, c'est différent. J'avance jusqu'au coin du mur et ne peux étouffer un gémissement en voyant prostrée une forme canine d'un roux sale. Une petite louve. Elle ne sent pas le sang, mais elle a l'air épuisée, et je sens sa panique. Je m'approche tout doucement m'accroupis à quelques pas et murmure doucement pour la rassurer. J'étends une main pour caresser son flanc qui se soulève bien trop vite. Les alentours sont pour l'instant déserts mais je sais qu'ils ne le resteront pas et il faut que je l'emmène autre part, si je veux pouvoir l'ausculter.
Elle n'a certainement rien de grave mais un louveteau ne se transforme pas seul et loin de sa meute, encore moins pour se perdre parmi les endroits aussi fréquentés. J'attire vraiment les situations critiques, et Maria les cas désespérés. Lentement le plus doucement possible je m'infiltre dans son esprit pour lui dire que je veux l'emmener dans un endroit sûr et que je vais devoir la porter. Or qu'elle me saute des bras ou me mordre ne serait pas pour nous arranger.
Ses sentiments m'assaillent et je sens sa confusion plus que tout. Comme moi elle est perdue, et ses besoins se confondent chaotiques.
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MessageSujet: Re: Bureau de l'immigration hispanique, entre ce pavé ci et celui là ! [Mily <3]   Ven 25 Juin - 13:24


La nuit est tombée et sous la voiture qui lui sert de cachette, la petite louve observe. Son museau frémit, chaque bruit la fait sursauter et ses griffes s'enfoncent doucement dans le revêtement de la route. Toutes ces odeurs, tout ce bruit. Evidemment ça lui rappelle quelque chose, mais quoi ? Plus habituée aux bois, à la campagne qu'elle parcoure depuis plus de deux ans, la petite femelle se sent perdue ici. Elle s'aplatit sur le sol, les oreilles couchées, la truffe humide et le poil collé par la saleté. Elle n'est pas à la maison ici, où est-elle ? Pourquoi a-t-elle quitté la sécurité de la campagne ? Elle a suivi une petite voix, une petite voix qu'elle connaît et qui pleure. Pauvre petite voix elle paraît bien seule. Comme la petite louve. Petite louve et petite voix qui n'arrivent pas à se parler, trop effrayées pour ça, trop sur le qui-vive. C'est dangereux d'être seule, petite louve l'a bien compris.

Soudain elle se fige, se recroqueville sur elle même. Des pas, un homme se rapproche de la voiture. Vite, vite, elle bondit hors de sa cachette et court comme elle peut se réfugier dans cette ruelle. Un cul-de-sac. Avec un couinement désespéré, elle gratte les murs de ses griffes avec le vain espoir de se creuser un passage. Puis elle abandonne et se cache sous un carton. Tout sauf s'approcher de l'entrée de la ruelle. Les bruits des voitures lui rappellent quelque chose et son petit coeur se serre. Elle n'aime pas ces bruits, quelque chose en elle gémit, pleure et hurle. Non décidément elle n'aime pas. Elle se roule en boule sur le sol, dissimulée par un carton de bière et pose sa tête entre ses pattes.

Soudain elle relève la tête. Des pas. Elle pourrait se relever et courir. Mais elle est fatiguée, apeurée, affamée. Quoi de plus dangereux qu'un animal qui se sent acculé ? Mais elle n'est pas dangereuse, pas plus qu'un chiot. N'est-ce pas ? Un homme s'approche d'elle et elle lève les yeux pour rencontrer l'ambre de son regard. Il gémit en la voyant et elle se recroqueville un peu plus sur elle-même. Pauvre petite louve. Sa respiration s'accélère et elle couine doucement. Son petit coeur bat très vite, trop vite même. Mais l'homme s'accroupit, se met à sa hauteur et lui murmure des mots qu'elle ne comprend pas mais qui résonnent dans son esprit comme quelque chose de familier. Plutôt que de chercher à comprendre, elle se laisse guider par l'intonation de sa voix. Elle serait presque rassurée s'il n'avait pas tendu la main vers elle.

Instinctivement, elle se redresse et montre les crocs, mais sans grande conviction. Elle n'a jamais impressionné guère plus que des lapins pour pouvoir les manger ensuite. Pourtant elle fait claquer ses mâchoires en essayant d'être menaçante mais la peur la submerge. La peur fait souvent faire des choses stupides. Elle sent quelque chose dans sa tête, dans son esprit. Quelque chose qui s'adresse au loup et à la petite voix en elle, la petite voix qui a peur elle aussi et qui meurt d'envie d'être rassurée. L'animal comprend quelques mots "endroit sûr", "porter". Sécurité ? Mais la louve se méfie et pousse un grondement qui s'étiole en un pitoyable couinement. L'homme tend à nouveau la main et la petite louve y plante ses crocs. Oh pas très fort, comme quand un chiot vous mordille pour jouer, pour vous tester. Délicatement, elle tient entre ses dents cette main qu'elle pourrait blesser en refermant ses mâchoires. Et son regard presque doré accroche celui de l'homme qui le soutient sans ciller.

Et elle lâche la main et se couche sur le sol.
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MessageSujet: Re: Bureau de l'immigration hispanique, entre ce pavé ci et celui là ! [Mily <3]   Ven 25 Juin - 13:56

Elle est maigre, trop petite, à peine la taille d'un chien. Aucune blessures n'entache sa fourrure, pas d'entailles sur mon long museau ou sur ses oreilles pointues. Une novice et une non revendiquée. Elle n'a ni alpha ni meute. Quelle merde. Bon sang. Il lui faut quelqu'un qui saura lui apprendre. La peur la bloque certainement dans cette forme, mais qu'a-t-elle fuit ainsi ? son odeur est bien trop mélangé pour que je puisse avoir des pistes de réflexions. Elle sent comme un animal sauvage. La forêt, la terre, le sang, la fourrure. Quelques taches de cambouis, petite maligne. Bon réflexe. Est-ce sa première transformation ? S'est-elle laissé submergé par l'esprit de la louve ? Visiblement assez pour avoir l'esprit de survie typiquement animal. Mais pas encore assez pour échapper à la ville. Quoi que. Toutes les âmes errantes veulent qu'on les trouve. N'ai-je pas moi même attéris ici il y a quelques jours ?
Elle se cache, recule, et se roule en boule sous les ordures, tentant d'échapper à mon regard.

Elle claque sa mâchoire, me montre ses crocs qui ont certainement déjà assuré sa survie. Petite chose, elle est forte, et plus puissante qu'elle ne peut le concevoir. C'est une épreuve des plus difficiles la première fois. Y survivre est un exploit. Trop jeune, trop vieux, trop faible, on meurt. Les femmes qui lient leur esprit à celui d'une louve sont dotés de cette force impressionnante. Elle vivra, je m'en fais la promesse. Je la confierais à Alekseï dès que j'aurais pu l'ausculter et lui parler. Je n'ai jamais été doué pour parler, ni même pour être avec autrui, mais je crois être un bon médecin, et Nora m'a appris beaucoup de choses. Et l'une de celles-ci est que le meilleur moyen d'échanger est d'être à la même hauteur. Abandonnant toute idée d'avoir une tenue correcte, je pose mes genoux à terre, lentement, sans la quitter du regard.

Elle mord ma main, sans grande conviction juste comme un avertissement. Je la laisse faire, attend qu'elle me lâche. Elle se couche, je lèche la plaie et la regarde se refermer. Puis je me recule à quatre pattes, après une inspection soigné, je me roule en boule et me transforme. Un frisson me parcoure et l'instant d'après je suis un grand loup. J'ouvre mes yeux ambré et grogne doucement. Je pousse sa tête du museau, puis lèche son dos. Il faut partir, et vite. Ma queue balaie la sienne, gentiment en une caresse que j'espère rassurante. Je n'ai jamais compris pourquoi le toucher peut être autant pour faire mal que pour rassurer. Mais c'est ainsi....J'espère qu'elle comprend, je ne peux pas la laisser là. Tout mes instincts de dominants sont prêt à se déchaîner pour défendre ma protégée. Sa peur fait gronder ma bête...
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MessageSujet: Re: Bureau de l'immigration hispanique, entre ce pavé ci et celui là ! [Mily <3]   Ven 25 Juin - 14:33


La petite louve est seule. Minuscule, ridicule petite louve qui tient plus du chiot, de la proie, que du prédateur. La petite louve s'est aplatie sur le sol, les oreilles couchée, la queue entre les pattes, avec un petit gémissement plaintif. Elle a froid, elle a faim. Elle n'en peut plus d'avancer sans savoir où elle va, pourquoi elle va ici et non pas là. La petite voix dans sa tête pleure, c'est une voix toute douce, toute faible, une voix d'enfant. On dirait une petite femelle humaine, ces espèces de petites choses aussi faibles et petites qu'elle. La petite louve secoue la tête en jappant et regarde l'homme qui lui fait face. Il est humain et pourtant elle trouve qu'il ressemble beaucoup à un loup.

Ses cheveux sont comme de la fourrure, longs, bruns et peut être doux. Ses yeux sont comme de l'ambre, comme les siens, parfois un éclat doré les traverse. Ses gestes sont fluides et pas maladroits comme ceux des humains, il se meut comme une bête, comme un prédateur. Car chaque mouvement est mesuré, pensé, précis. La blessure de sa main s'est déjà refermée et la petite louve lève un regard intéressé sur lui. Comme elle, ses blessures se soignent rapidement. Presque comme elle. A peine est elle blessée que déjà la plaie a disparu. Petite louve ne saurait pas survivre sans ce don. Sans ce don petite louve serait déjà tombée sous les crocs de cette bande de chiens errants qui parcourait la campagne. Petite louve s'est échappée de justesse et avait couru, le plus vite et le plus longtemps possible pour se sentir un peu en sécurité.

Soudain l'homme se met à quatre pattes. Et puis l'instant d'après il n'y a plus d'homme. Juste un loup. Petite louve gémit, se recroqueville sur elle même. Elle a peur et pourtant... Le grand mâle lèche doucement son dos. Elle ne perçoit pas d'animosité et elle se rassure. Elle se sent mieux avec ce grand mâle qu'avec l'homme pourtant pas du tout menaçant. Le grand mâle est doux, il la pousse gentiment du bout de son museau pour la pousser à se relever. Docile, elle se relève en titubant un peu. Ses petites pattes tremblent, elle est beaucoup trop fatiguée mais jappe joyeusement en léchant le museau de son dominant. Elle n'est plus seule. Hésitante elle fait quelques pas mal assurés et se blottit contre lui pour profiter de sa chaleur.

Ses pattes ne la portent plus et elle s'allonge sur le sol avec un couinement désolé. Le grand mâle n'a sûrement que faire d'une femelle aussi faible pourtant il l'encourage à se relever, lèche son museau avec douceur. Le grand mâle va la protéger. Rassurée, petite louve écoute petite voix. Petite voix ne pleure presque plus. Petite voix écoute le grand mâle. Et petite louve ferme les yeux. Grand mâle veillera sur elle.
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MessageSujet: Re: Bureau de l'immigration hispanique, entre ce pavé ci et celui là ! [Mily <3]   Ven 25 Juin - 17:30

C'est étrange, je sais ce que je dois faire. Je le sais c'est tout, j'en suis persuadé, et je n'hésite pas une seconde, pourtant personne ne m'a jamais appris. Pas plus qu'à elle je suppose. Sauf que pour elle il n'est pas trop tard, non il est encore temps. Elle peut apprendre à faire confiance, à suivre et écouter pour ensuite faire son chemin seule, assez rusée pour être méfiante, mais pas au point d'être parano et sociopathe. Elle retrouvera une famille aimante, des repères, des sources de joies. Elle se construira des habitudes, creusera sa place. Tout cela me rassure, car ce n'est pas un enfant qui mourra, c'est un enfant qui vivra, encore. Elle a déjà traversé des épreuves et pourtant ses petits yeux ronds, n'en sont pas tâchés, ils sont tristes, ils ont peur, faim, ils sont fatigués, mais elle n'a pas ce voile de lassitude ou ce vide des personnes que plus rien ne peut toucher. Qui ont peur de vivre plus que de mourir.
Je me rappelle de la façon dont Juan traitait les plus jeunes, ses gestes à la fois doux et sans appels. Il les éduquait, leur apprenait à tenir leur place, à être soumis à so autorité, mais par pleins de petits gestes affectueux, comme un père. Et un père doit réchauffer son enfant, lui procurer la sécurité et le soutien. Je me rappelle comme Nora aimait plonger ses mains dans ma fourrure, s'accrochant à moi et à ma chaleur.

Je jappe à mon tour un encouragement quand la petite se relève sur ses pattes tremblantes, courageuse et déterminée. Elle me lèche le museau et je la laisse faire si cela peut la rassurer. Elle fait quelques pas, assez pour me rejoindre et se blottir contre moi, j'enroule ma queue autour se son corps pas si petit finalement et je frotte ma grosse tête contre la plus petite. Mais elle ne tient pas debout, elle s'effondre de nouveau. Je m'allonge aussi. On est pas si mal là.Au moins on est dehors. C'est loin des forêts ou nous pourrions courir et nous rouler avec délectation mais on n'est pas si mal. Il fait frais, il y a un peu d'air et je la sens tranquille.
Je grogne doucement, un grognement continu, doux qui vibre dans mon poitrail. Je finis par poser ma tête sous mes pattes comme un bon gros chien de rue.
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MessageSujet: Re: Bureau de l'immigration hispanique, entre ce pavé ci et celui là ! [Mily <3]   Mer 30 Juin - 14:20


Blottie contre Grand Mâle, Petite Louve respire doucement les odeurs de la nuit et du dominant. Le loup lui a permis de se blottir contre lui et il l'a enveloppée de sa chaleur. Petite Louve est rassurée d'avoir trouvé quelqu'un, quelque chose comme elle. Avant il était debout, un homme, et l'instant d'après, comme elle, un animal. C'est étrange comme cela lui rappelle sa transformation... Sa transformation ? Elle n'a donc pas toujours été louve ? Elle se souvient, elle ne se souvient plus, elle se souvient... Les sensations sont comme des vagues, elles avancent et reculent perpétuellement. C'est déjà un début, Petite Louve ne se souvenait de rien avant Grand Mâle. Juste qu'elle devait avancer.

Le souffle chaud du mâle chasse peu à peu le froid. Combien de temps restent-ils ainsi couchés dans cette sombre ruelle ? Elle l'ignore, elle somnole, elle dort. Pour la première fois depuis très longtemps elle se sent bien, en sécurité. Son sommeil est doux et son flanc se soulève doucement au rythme de sa respiration. Dans sa tête, Petite Voix est calme. Elle aussi respire doucement, mais elle ne pleure plus, elle ne parle plus. On dirait qu'elle dort aussi, qu'elle se sent bien. C'est étrange, d'habitude Petite Voix est tellement triste ! Les minutes et les heures s'égrènent...

Puis soudain Grand Mâle pousse Petite Louve du bout de son museau pour la réveiller. Elle bâille, couine un peu et interroge son compagnon d'un gémissement étouffé après avoir cherché où et avec qui elle était durant quelques instants. Il se met debout et Petite Louve cherche à l'imiter, elle ne veut pas que Grand Mâle parte sans elle. Mais ses petites pattes tremblent et ne la soutiennent pas assez. Et elle s'effondre à nouveau sur le sol avec un jappement plaintif. Le loup s'approche d'elle et lèche son museau pour la rassurer puis recule de quelques pas, à proximité de ses vêtements.

Et puis soudain il n'est plus loup mais homme. L'homme s'habille rapidement et s'approche de Petite Louve. Cette fois elle ne grogne pas, ne se méfie pas, se contente de lever vers lui ses yeux ambrés en une muette supplique "ne me laisse pas toute seule". Pour exaucer son voeu, il s'agenouille et la soulève sans le moindre effort. Elle n'est pas bien lourde. Elle ressemble à un chien de taille moyenne, tout maigre et efflanqué. Il la cale contre lui et s'éloigne rapidement de la ruelle, la porte sous la lumière des réverbères, pendant un long moment. Petite Louve regarde tout autour d'elle. Il y a des gens, des odeurs et trop de lumière. Son petit coeur bat davantage. Mais heureusement, l'homme entre dans un bâtiment, monte des escaliers, ouvre une porte, puis une autre et la dépose sur un canapé un peu vieillot.

Petite Louve se blottit contre les coussins, respire l'odeur de Grand Mâle partout dans cette pièce. Elle s'y sent bien. Elle se sent bien malgré la faim qui lui tord les entrailles. Son ventre gargouille et elle pousse un jappement plaintif. Elle meurt de faim. Grand Mâle peut il la nourrir ?
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MessageSujet: Re: Bureau de l'immigration hispanique, entre ce pavé ci et celui là ! [Mily <3]   Sam 3 Juil - 16:53

c'est étrange cette sensation, ce calme, comme si c'était ça qu'il fallait, que la situation n'avait rien de déséquilibré, dangereux ou carrément incongrue. Et pourtant ça l'est. De loup-garou en piètre état blottis l'un contre l'autre, deux inconnus, une enfant et un homme. Allongés contre des poubelles. C'est un bon moyen de masquer l'odeur de nos fourrures mais ce n'est ni agréable ni un bon refuge. Et pourtant je ne songe pas à bouger. Je suis fatigué. Epuisé même. Et la petite contre moi est chaude. Sous mon ventre son dos se soulève doucement à chaque inspiration, et sa tête dodeline parfois. Elle ne lutte pas contre le sommeil, et bien que des petits gémissements s'échappent parfois de sa gueule, elle est bien. Le loup lui ne ferme qu'à demi ses grands yeux mordorés. Les dangers sont partout, du serpent qui rampe dans l'herbe pour mordre une patte qui dépasse, a l'élan blessé qui ravage de ses bois les loups intrépides.

Mais il faut partir, bouger pour ne pas mourir. le froid, la soif, la faim tout endort, et on ne se réveille plus. Et ce sont des loups mous et froid qu'on retrouve. Une urgence me saisit il faut que l'on parte, que l'on courre autre part, que l'on se cache.
Je la réveille en la secouant, la pousse du museau, lui tire légèrement une oreille. D'un mouvement je me relève et m'étire rapidement. Elle veut faire de même je le sens, elle essaie, mais elle n'y arrive pas, elle ne comprend pas. Elle sait pourtant marcher. Elle l'a su, je ne comprends pas ses pensées, elle ne parle ni loup ni deux pattes, elle est volonté et esprit embrouillé.

Je réponds à ses gémissements par des coups de langue rassurants, et des jappements l'invitant à essayer encore. Devant son incapacité à se soutenir d'elle même, je recule et me retransforme. Je dois prendre ce corps pour la porter, et rentrer dans mon appart. Un instant je suis confus, puis je me rappelle. Il y a de la lumière et de la chaleur. On peut se nourrir aussi et il n'y a pas d'ennemis. Juste des choses. Des choses utiles.
Je me rhabille rapidement et maladroitement tant mon esprit se focalise sur la faible créature. Elle ne mord ni grogne cette fois-ci se contentant de me regarder et de gémir faiblement. Si je la laisse elle meurt.

Je la cale contre mon torse, la ceinturant de mes bras. Je plisse les yeux quand les lampadaires nous inondent de lumière et presse le pas quand des personnes approchent, contournant les rues utilisés. Enfin la porte de l'immeuble, je grimpe en courant les escaliers et pousse d'une épaule la porte resté ouverte.

Je dépose mon fardeau sur le canapé et me laisse glisser au sol, encore agité de mes deux transformations successives et de mes nouveaux instincts. Elle gémit de nouveau et je grogne contre les louveteaux incapables de quoi que ce soit. De vrais oisillons couinant et faibles. Pourtant je me relève et vais chercher de la viande. Crue que je dépose dans une assiette sous le petit museau et une autre pour moi. Hors de question que je lui pré mâche sa viande elle a de bien meilleurs dents que moi. Et puis faut pas pousser mémé dans les orties non plus.

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MessageSujet: Re: Bureau de l'immigration hispanique, entre ce pavé ci et celui là ! [Mily <3]   Mer 14 Juil - 10:05


Petite louve repose sur le canapé, tête contre le tissu un peu élimé, un peu taché aussi. Mais partout dans ce lieu qu'elle ne connaît pas, elle sent l'odeur de Grand Mâle. Il fait chaud ici et malgré la lumière qui descend du plafond, elle se sent en sécurité. C'est étrange ici, certains objets lui semblent familiers. Petite Voix chante doucement dans sa tête, là c'est une machine pour écouter de la musique, c'est elle qui lui a dit. Et là c'est un placard, les humains y rangent... des choses. Les humains ? Ah oui ces bêtes étranges qui marchent sur deux pattes et qui font peur. Petite Louve se souvient aussi qu'ils ont des bâtons qui crachent le feu et la mort. Petite Louve a été blessée elle s'en souvient mais la plaie s'était immédiatement refermée et elle s'était enfuie en couinant et s'était terrée sous les racines d'un gros arbre.

Mais Grand Mâle est aussi un humain. Même s'il se comporte comme un loup. Le voyant disparaître dans une pièce, Petite Louve s'agite, questionne d'un jappement inquiet. Où va-t-il ? Mais il revient bientôt avec une assiette débordante de... viande. Les yeux de Petite Louve s'agrandissent, ses pupilles se dilatent et plus que jamais elle sent la faim qui dévore ses entrailles. Elle se redresse, s'assoit sur le canapé en vacillant légèrement. Ce n'est pas très stable. Et quand Grand Mâle pose l'assiette à côté d'elle, la petite femelle lui lance un bref regard reconnaissant et se jette sur la nourriture. Oh qu'elle avait faim ! Cela faisait trop longtemps qu'elle n'avait pas mangé. Son estomac se remplit, elle jappe de contentement, se lèche les babines, nettoie l'assiette d'un coup de langue gourmand et avide.

Enfin repue, elle saute du canapé et trottine jusqu'à Grand Mâle qui mange assis par terre, dans un coin de la pièce. Grand Mâle ne dit rien, il se contente de manger en la regardant parfois d'un oeil neutre et pourtant rassurant. Petite Louve frotte sa tête contre sa cuisse et se couche à côté de lui. Oui il est rassurant, plus rassurant que jamais et Petite Louve se sent réellement en sécurité depuis longtemps. Mais ça ne suffit plus. D'un petit coup de tête, Petite Louve se glisse entre le bras de Grand Mâle et son torse, donne un petit coup de langue sur son nez et ferme les yeux. Petite Voix est heureuse. Heureuse ? Petite Voix a-t-elle déjà été heureuse ? Elle pleure, encore. Mais elle n'est pas triste ?

Le corps presque endormi de l'animal est parcouru d'un long frisson et un dernier souffle s'échappe de sa gueule. Et puis soudain, ce n'est plus Petite Louve qui est dans les bras de Grand Mâle. C'est Petite Voix. Elle lève vers lui ses grands yeux perdus et presse un peu plus son frêle corps d'adolescente contre lui, comme effrayée de voir à travers ses yeux d'humaine. Elle essaye de parler, mais depuis combien de temps n'a-t-elle pas essayé de prononcer le moindre mot ? Sa voix se bloque alors elle dessine des lettres hésitantes sur le bras de l'homme du bout de ses doigts.

G-R-A-C-I-A-S
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MessageSujet: Re: Bureau de l'immigration hispanique, entre ce pavé ci et celui là ! [Mily <3]   Sam 17 Juil - 13:03

La guerre ou la mort la vie ou les soins. Je sais tuer, je sais soigner, mais donner la vie , la conserver ? Nourrir cette essence fugitive, ce caprice de la chair. Elle paraît si déplacé là sur le tissu fané. Une couche de feuilles mortes lui seraient mieux convenus. Couverture chaude de la terre, aux couleurs se mêlant aux siennes. Elle aurait pu s'enfouir sous de grosses racines se couvrir de terre, au lieu de se trouver misérable lovée sur elle même se cachant sous ses pattes. Même la voir dévorer la chair rouge et encore suintante de ce sang ne la rend pas moins fragile. petit chien et non louve parcourue d'une énergie sauvage. Que va-t-elle faire dans cette ville étrange, ou les lois sont celles des tueurs et de la manipulation.
Au moins elle est en vie et elle tient à y rester. Elle a déjà ça de plus que moi. Je mange également, plus lentement, sans envie réelle. Mais mon corps en a besoin. Et Maria sait lorsque je dénie ce besoin et ses sifflements excédés sont assez désagréables pour que les évite parfois. Je ne sais que faire de l'enfant. Dois-je la confier à la meute ?
Bélian saura sans doute attendrir sa mère et par là attirer l'attention de son père. Et un alpha ne refusera certainement pas une nouvelle recrue.

Un grognement dépité m'échappe je n'ai pas les idées claires et les images que la petite m'envoient inconsciemment me déroute.

Elle saute du canapé, déjà plus assuré et souple. Trottine jusqu'à moi avant de se coucher contre ma cuisse. Je passe ma main doucement le long de son corps étendue, liant nos esprits et partageant notre chaleur. Je la sens détendue, repue.

Je ferme les yeux laisse aller ma tête contre le canapé. Surpris je manque de grogner et de lui donner un coup lorsqu'elle se glisse entre mes bras et mes jambes, étendue contre moi. Forcé de déplier mon corps je m'allonge, serrant sans force le petit corps contre moi. Je sens son corps se relâcher toute tension la quitter, puis elle est parcourue de tremblement et c'est à présent une jeune fille; bien plus grande que je ne le pensais qui se trouve dans mes bras. Je ne bouge pas, et lui rend son regard. Elle remue les lèvres mais n'arrive à former des mots, dernière chose qui la rendrait humaine. Je ne cherche pas à parler pour elle, me taisant aussi et ne détourne pas les yeux des siens alors que ses petits doigts trace des lettres sur mon bras. Je souris, et pose ma tête sur mon bras détendu. J'ai oublié comme la chaleur d'un autre corps est appréciable.
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