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 La noche de los ganchos largos [Maria]

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MessageSujet: La noche de los ganchos largos [Maria]   Jeu 24 Juin - 12:21

Étalé au sol je reprends lentement conscience. J'ai mal et c'est bon signe. La douleur n'est pas diffuse, elle est puissante, piquante et lancinante. Mais elle n'est plus partout, indéfinissable, elle se concentre en certains points, et je sais qu'elle finira par refouler. Elle finit toujours par partir. A la différence des souvenirs. Je frotte mon museau contre le sol et secoue la tête les yeux fermés, une oreille, deux, j'ai encore la tête sur les pattes. Je tourne d'ailleurs mes oreilles un peu partout, mais le bruit est assourdissant, je suis certaine que c'est un bar ou quelque chose du genre qui est de l'autre côté du mur. Toutes ces voix, cette musique, ces odeurs...Je me relève trop vite, mais mes pattes me soutiennent, rien de cassé visiblement. Je remue ma queue pitoyable. Bien au moins je ne vide pas mes tripes par terre, et visiblement il ne me manque rien, bravo Gabriel, un vrai Indiana Jones.
Je m'ébroue et lentement pas à pas mes griffes cliquetant je m'avance dans la rue étroite. Heureusement pour moi la nuit est assez sombre pour que l'on me confonde avec un gros chien errant. Je prends soin de baisser ma queue, car très peu de chien la porterait ainsi. Mais pour mes grandes oreilles triangulaires, mon long museau et mes pattes bien trop grosses je ne peux rien faire. Tant pis. Ici le secret doit être très bien gardé, personne ne soupçonnera ma nature si ce n'est les cess, et encore vu mon odeur et mon état c'est discutable.
Mis à part si je tombe sur l'un de mes congénères, et là je risque fort de passer un autre mauvais moment. Un loup de la meute résidente m'amènera à son alpha de force ou me tuera. C'est ainsi c'est la loi de la nature, on abat les faibles et ainsi seuls les forts survivent. Sélection naturelle.
Bien maintenant il faut que je trouve un endroit pour passer le reste de ma nuit, demain je serais assez fort pour chasser peut être. Il doit bien avoir quelques rongeurs par là. Dios que j'ai le don pour me mettre dans les emmerdes.
Il faut croire qu'avoir du rhum dans les veines destine a une vie très mouvementée.
Je m'aplatis derrière une poubelle alors qu'un petit groupe tenant plus ou moins debout, passe en riant. Des humains, et visiblement bien imbibé. Je prends la direction d'où ils viennent. Bars veut dire caves, celliers, et portes grandes ouvertes...Je trottine à présent, boitillant légèrement mais pas assez pour m'empêcher de fuir. Fuir voilà tout ce qui me reste. Encore une fois peut-on souligner. Je frôle un mur et me retrouve dans une flaque de lumière qui m'arrache un grognement. La truffe presque au sol j'en sors rapidement puis relève la tête. Un pas, très léger, le froufou d'étoffes. Résigné je m'assois sur mon séant et enroulant ma queue autour de mes pattes et me gratte une oreille avec un entrain tout canin. Un bout de langue entre les dents, et me voilà en parfait toutou puant et fouillant les ordures. Je m'améliore. Dans une autre vie je serais peut être un rat. Un mignon petit rat au pelage rêche et aux yeux globuleux.
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MessageSujet: Re: La noche de los ganchos largos [Maria]   Dim 27 Juin - 18:48

La nuit est agitée, mais ce n'est pas la pire. Il y a du monde des deux côtés du bar, tout le monde, boit, danse, s'amuse... Toutefois, c'est une de ces nuits où l'excitation peut grimper trop haut, trop vite. Les gens sont en effet d'une humeur particulièrement joyeuse et prompte aux excès. J'observe calmement la foule, assise sur une des banquettes de cuir sombre du sous-sol de mon club, où se retrouve le gratin du monde surnaturel de St-Pétersbourg et quelques privilégiés. Une bande d'humains traînent là d'ailleurs. Je n'aime pas cela, je n'aime pas savoir qu'une bande de jeunes humains stupides et ivres est à l'assaut de ma boîte. Ce sont des mordus pour la plupart. D'autres sont simplement de ceux qui ont des amis loup-garous. Je déteste les vampires qui laissent traîner leurs jouets partout. En plus, ils les laissent venir ici sans surveillance... Quant aux amis des loups... Ah ces bestioles, incapables de tenir leur langue ! "Je l'aime, c'est mon ami, je dois lui dire la vérité..." Madre de Dios ! Et les voilà, en train de s'encanailler comme des cochons.

Un videur s'approche, me glisse imperceptiblement quelques mots à l'oreille. Dimitriov & Cie sont dans la place. Je ne peux pas avoir autant de jeunes idiots en même temps, surtout par une nuit aussi électrique. Il va falloir faire des sacrifices. J'envoie mon armoire à glace expliquer la vie aux petits humains, qui n'ont pas l'air coopératif. J'adresse un signe de tête à mon employé, désignant la direction de la petite porte de service par laquelle se fait ce genre d'expulsions. Il les guide à demi par la menace, à demi par la simple force de persuasion. Je les suis, souriant sur mon passage, adressant quelques bises et signes de la main. Tout va très bien Madame la Marquise. Toute la petite troupe arrive vers le recoin qui renferme la porte de service et mon videur est en train de mettre tout le monde dehors, mais ils commencent à élever la voix. J'avance à travers l'obscurité, jouant de ma discrétion et de ma prestance pour ménager un petit effet de surprise tout théâtral. Je m'arrête, toujours dissimulée dans l'ombre et dit d'une voix forte et claire:
    - Silencio.


Leurs yeux se tournent vers moi à l'unisson alors que je fais mon apparition, dans ma longue robe rouge, fendue le long de la cuisse et évasée dans le dos. J'ai tout de la mystérieuse et effrayante succube, on peut dire que j'entretiens bien le mythe de mon espèce. Je le regarde tous, l'un après l'autre, avec cette assurance qui m'est propre et leur donne ma dernière instruction:
    - Jeunes gens, je vous prierez de quitter mon club dans les plus brefs délais et sans faire de scandales. Peut-être qu'ainsi vous pourrez revenir un jour. Si vous voulez bien me suivre...


Je les conduis au dehors, dans une petite rue d'apparence mal famée. En vérité, il n'en est rien, il n'y a ici que mon club et des entrepôts qui m'appartiennent également. Mais faire un peur aux mal-appris qui passent cette porte ne peut pas faire de mal. Je fais quelques pas derrière eux, légèrement menaçante et les regarder gagner l'artère principale, intérieurement amusée. Il est toujours si aisé de leur faire peur, à ces frêles créatures... Mais quelque chose capte mon regard, une silhouette un peu plus loin. Ce n'est pas un homme, mais un animal. Un chien, un gros. Mais il n'y a pas de chiens dans le quartier souterrain de St-Pétersbourg... Il y a des loups. Je m'avance, curieuse de voir lequel de ses imbéciles aura eu le mauvais goût de se transformer précisément à deux pas de mon commerce. Mais à mesure que j'avance, je réalise que cette odeur ne m'est nullement familière. Je les connais par coeur les loups de la meute, ils dépensent la plupart de leurs deniers ici.

J'arrive à hauteur du loup, assis comme un brave toutou se grattant l'oreille. Je lève les yeux au ciel en le voyant, s'il croit me tromper avec une mascarade aussi grotesque, il se trompe. Je connais les bêtes malgré ma condition, je sais reconnaître un loup-garou quand j'en vois un. Je le regarde avec insistance, remarque qu'il est visiblement en sale état... Je prends le parti de lui parler, bien que j'ai en horreur de converser avec les loup-garous sous leur forme animale:
    - Vous seriez bien aimable de reprendre forme humaine, ceci n'est pas drôle, si vous aviez été dans un quartier humain, voilà qui aurait été déplorable, vous ne trouvez pas? Transformez-vous, je vous trouverai des vêtements.


Le loup incline la tête, avec l'air de n'avoir absolument pas compris ce que je viens de dire. Agacée par cette soirée mouvementée, je me laisse aller à m'emporter dans ma langue natale, aussi idiot que cela puisse sembler!
    - Estúpidos lobos ! Transfórmate, pobre imbécil ! *


A ma grande surprise, la bête grogne. Aurait-il compris? Voilà qui promet une nuit encore riche en rebondissements...

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: La noche de los ganchos largos [Maria]   Lun 28 Juin - 11:34

Tout un groupe, des jeunes agités, leurs rires et cris me font grogner, un pas plus lourd, surement un homme. Qu'ils s'occupent donc de ces louveteaux humains. Leurs pattes n'ont en rien la légèreté de mes congénères. leur raffut ne passe pas inaperçu. Que veulent-ils ? Se faire attaquer ? Un individu faible ou plongeant la meute dans un piège est achevé. On ne risque pas la vie de tout le clan pour quelques faibles aux museaux gémissants et aux coussinets enflés. L'envie de leur donner un ou deux coups de dents me démangent. Il faut bien leur apprendre. Mais plus tard, j'ai des problèmes plus importants que ces chiots mouillés. A bien réfléchir je crois que je vais finir ma nuit là. Le jour levé peut être. Une voix insiste pour partir maintenant, pour se cacher loin des hommes, loin de tout, se rouler en boule, se faire oublier, avoir peur. Mais moi je sais que la nourriture c'est là ou il y a des êtres vivants. Et je ne sens pas la forêt elle est loin, trop loin. Plus tard peut être quand j'aurais moins faim. Il faut aussi que je me lave, un loup qui sent le marais n'est plus un loup. C'est à peine un sanglier à la peau dure.

Une vampire, mes poils se hérissent et je bande mes muscles. Je connais ces créatures. Enfin surtout leurs victimes. Les attaques de vampires font des plaies impressionnantes et des cadavres méconnaissables. En fait je ne les connais que ainsi. Je n'ai jamais cherché à frayer avec ceux de la Havanne. Je ne sens que sa curiosité comme celles d'un louveteau face à une chose nouvelle. pas de colère, ni d'agressivité. Je suis sur son territoire pourtant. je recule lentement, à moitié aplatit, méfiant. Je ne tromperai pas un autre cess en jouant au gros toutous. Les ours ne confondent pas loups et renards.

C'est une belle femme, mais ses mots n'amènent qu'un grognement en retour. je ne comprends pas. Je sens simplement qu'elle n'est pas contente. pas encore en colère, enfin pas comme si elle allait m'attaquer. Je penche la tête, le bipède dans ma tête me dit que c'est ce qu'il faut faire.

Elle s'agite à présent et je ne la quitte pas du regard. Elle prend de nouveau la parole et cette fois-ci je comprends sans mal son ordre et son insulte. Je grogne sourdement et claque des mâchoire en m'asseyant de nouveau. Je n'ai pas envie de planter mes crocs dans sa chair, mais je ne reprendrais pas mon corps faible.

Je pourrais lui répondre par télépathie, mais le loup n'a rien à dire à un autre prédateur. Et l'humain ne veut plus parler, il se cache. Alors le loup le protège. Je tape le sol d'une de mes grosses pattes. Un loup n'offre pas sa gorge à un autre prédateur.
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MessageSujet: Re: La noche de los ganchos largos [Maria]   Mer 30 Juin - 2:34

Le stupide animal refuse visiblement de se transformer, bien qu'il ai compris mes trépidations en espagnol. Je cesse de m'agiter, ces imbéciles de loups sont en général non seulement têtu mais borné. Comme vais-je faire moi? C'est un loup étranger, qui n'a pas l'air de connaître la ville du tout, si je le laissais vagabonder de part les rues sous sa forme animale, je serais bonne pour régler des comptes à la meute et à Amnistia. Et cette bande de bureaucrates aigris m'importunent déjà bien assez, je n'ai pas besoin d'une sale histoire de plus. Je crois qu'ils n'ont pas très bien digérer la fille que nous leur avons abandonné... Et ils ne sont pas spécialement partants pour venir voir le show que je vais organiser avec Alys. Non, je n'ai pas besoin d'ennuis supplémentaires en laissant un animal en liberté dans St-Pétersbourg.

Toutefois, je ne suis pas directrice de la SPA et je n'ai que cela à faire. Si cette stupide bête blessée refuse de reprendre forme humaine, qu'est-ce que je vais en faire? La vague idée d'un gibier du chasseur sur son lit de sauce saignant me traverse l'esprit, mais ce serait encore plus mal vu. Et puis, ce serait petit tout de même. S'attaquer à un animal blessé, acculé, pour le plaisir sadique de tuer... Ce serait bas et mesquin et je ne m'appelle pas encore Azraël Ablach, j'ai un reste de dignité et de conscience. Un reste... Quoi faire du loup, la question demeure pleine et entière et voilà qu'il m'embête de nouveau. C'est dommage, il avait commencé à attirer ma curiosité et c'est un bon point indéniable.

Comme je n'ai pas vraiment le choix, je tente d'user de mon télépathique pour entendre ses pensées, chose que je ne fais pas dans la mesure du possible. J'arrive à attraper quelques bribes de pensées, en espagnol, avant que son esprit ne se referme brutalement. Bien, bien... Je n'ai pas envie user de mon hypnotique, c'est extrêmement lassant et bien trop simple. Je me penche vers le loup et lui déclare, dans ce qui est visiblement notre langue natale à tous deux:
    - Bien... Et tu vas faire quoi? Te cacher dans les poubelles jusqu'à ce que mort s'en suive? Pitié, un peu de tenue et cesse de vouloir jouer le guerrier solitaire ! Je vous connais, vous les loups et votre fierté mal placée. Alors écoutes-moi bien l'ami. Tu vas entrer dans le club avec moi, me suivre, te transformer et enfiler des vêtements propres.


Il n'est pas en mesure de riposter, dans le piteux état où il est réduit. Et moi je n'ai pas de temps à perdre indéfiniment avec des loups égarés et mal élevés. Aussi j'ajoute, pour la forme plus que comme une véritable menace:
    - Ou alors tu restes là, tu te fais attrapé par Dieu sait quel imbécile complètement ivre, tu finis dans les locaux d'Amnistia et on écope tous les deux de problèmes gênants et inutiles. Comme tu es un animal doué de raison, tu vas me suivre bien sagement. Compris?


Je tourne les talons aussi sec et écoute attentivement pour savoir ce qu'il va faire. Il sait qu'il n'a pas le choix. Mais s'il ne vient pas, je n'aurais aucune honte à le livrer à son propre sort et je me débrouillerai avec les enquiquineurs. Je ne suis plus à ça près et même si je préfère éviter tout contact avec eux, je m'en accommoderai. Mais je retrouverais ce loup obstiné et je lui toucherai deux mots sur ma façon de penser s'il vient à m'attirer des ennuis. Ca, il peut en être sûr l'animal. Vous conviendrez donc qu'il a intérêt à bouger ses fesses de mes ordures en vitesse. Maria Luz Rodriguez Aguas n'attend pas le bon vouloir d'un chien et fermera sa porte à qui n'a pas su saisir sa chance. Que ce soit bien clair...

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MessageSujet: Re: La noche de los ganchos largos [Maria]   Sam 3 Juil - 16:33

Je cligne plusieurs fois des yeux, et secoue la tête en réponse à l'impatience de la vampire. Colérique et capricieuse au premier abord. Mon refus de changer de forme, l'agace prodigieusement, et je ne comprends pas pourquoi. Je ne la menace en rien, et à moins qu'elle veuille se retrouver avec un homme nu en pleine rue je ne vois pas quel intérêt elle aurait à me voir retrouver mon corps de bipède. Surtout que je suis plus discret ainsi. Les cess savent ce que je suis quelle que soit ma forme, alors autant privilégié la sécurité. Un loup ne part jamais sans s'être assuré que les tanières sont occupés par des adultes. Machinalement je lui envoie quelques images mentales. ma vision d'il y a quelques jours? Des mains gantés, et des lames dégoulinant de sang, mon sang. La flaque de chair et de sang qui se forme, mes bras écorchés, dépecés, comme des chasseurs le ferait des pattes d'un lapin. Je lui lance un regard lourd de sous entendu, et grogne sourdement, du fond de la gorge. Elle devrait comprendre le message, ce n'est pas une menace mais je ne peux pas. Redevenir humain après ça me révulse. Comment pourrais-je de nouveau l'être en sachant que l'un des comportements totalement naturels à ces créatures a amené cette réaction ?

Je me relève lentement, et contourne la femme, tout en la gardant dans mon champ de vison. Bien qu'elle n'ai aucun mal à me surprendre si elle le veut. Je suis trop affaiblit pour réagir efficacement face à une vampire alimentée et visiblement en pleine forme.

Je perçois quelques brides de son humeur changeante et des échos de penser alors quelle ouvre son esprit pour forcer le mien, je claque des dents agacé et me ferme à elle. Je n'ai aucune envie d'être sa curiosité du soir. Pas plus que de servir de digestif je suppose.
Encore faudrait-il que mon sang ne lui soit pas un poison. J'ai déjà vu des loups morts à cause d'un sang mauvais.

Elle déblatère des ordres avec la hargne de ceux qui ont l'habitude d'avoir des larbins, comme si j'étais sa nouvelle peluche. Je remue la queue indifférent. Puis lui envoie mon acquiescement par une pichenette mentale. Je vais la suivre, ce sera toujours mieux que de rester là je suppose, quand au reste....

Je la laisse claquer des sabots et marcher quelques instants avant de la rejoindre d'un bond douloureux, mais qui me soulage. Une bête atrophiée est déjà morte.
Ses ondes de pouvoir m'effleure parfois et intriguée je ne songe pas à m'interroger plus que ça sur le lieu ou elle m'amène. pire ou meilleur...peut être un abattoir. Ou son domicile.
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MessageSujet: Re: La noche de los ganchos largos [Maria]   Sam 10 Juil - 3:42

L'animal m'a envoyé des bribes de pensées, visiblement, même en position de faiblesse il ne dit que ce qu'il veut bien avouer. Têtues ces bestioles, têtues ! C'est un véritable cauchemar, s'ils n'étaient pas aussi adorables et amusants, j'aurais déjà banni les loups de ma fréquentation. Mais que voulez-vous, je suis une créature sociable et par bien des aspects bien trop gentilles. Bien que je concède que cela ne se remarque pas forcément au premier abord, certes. Tout ça pour dire que le loup refuse de redevenir Homme après ce que les Hommes lui ont fait. Il a certainement était enlevé, voire torturé. Quand bien même, il faudra bien redevenir humain un jour, il ne va pas passer la centaine d'années qu'il peut lui rester à vivre à quatre pattes en train de déterrer des ordures et chasser des lapins ! Il va devoir prendre sur lui, je ne dirige pas un salon de toilettage et il est hors de question que je m'occupe de lui sous cette forme sale et puante. Mais j'y viendrais plus tard...

Mes chaussures au talon démesurément haut claquent avec force sur le bitume et je m'approche à grands pas de la porte. Dernière chance... Il bondit enfin de sa retraite, sérieusement amoché mais ayant l'avantage non négligeable d'être en vie. Ce n'est pas forcément donné à tout le monde. Haha, la bonne blague ! Enfin. La bête me suit, c'est déjà ça de gagné. Pas comme s'il était en position de gagner quoique ce soit, mais bon vu son obstination la partie sera un tantinet moins facile qu'on pourrait le croire. Finalement, je le fais entrer par la petite porte de service et, croisant un de mes serveurs en chemin et lui fait signe d'aller voir ailleurs, indiquant par la même occasion que personne ne prendra de pause jusqu'à nouvel ordre. Il fait un peu la tête, mais mon regard noir et la silhouette sombre de la bête blessée semble convaincre son petit esprit. Finalement, je fais entrer le loup dans une petite pièce qui sert généralement de salle de repos, mais on sont également rangés les affaires de certains employés, comme des vêtements de rechange.

Je m'empare d'un jogging et d'un T-shirt qui traîne puis me dirige vers la petite salle de bains attenante et les pose sur le rebord de l'évier. Je sors puis pointe la salle d'eau d'un geste sec de la main et reprend la parole à l'intention de mon cher compagnon à quatre pattes:
    - C'est assez plaisanter, tu vas avoir l'amabilité d'entrer là dedans, te transformer, te débarbouiller et t'habiller. Après, je verrais ce que je peux faire pour toi et s'il n'y a pas un peu de téquila à laquelle tu aurais droit, ou de quoi manger.


L'espace d'un instant, je laisse tomber le masque de vilaine succube machiavélique et autoritaire, pour lui montrer que je ne lui veux fondamentalement aucun mal. Je ne suis pas une menace. Bon, je suis un prédateur, probablement la seule créature sur terre à être située plus haut que lui sur la chaîne alimentaire, je suis en position de pouvoir quasiment absolu sur lui. Mais je n'aurais aucun intérêt à le faire souffrir ou à l'abandonner. Alors que si je l'aide, on ne sait jamais, ça peut servir. Et puis ma bonté d'âme naturelle en sera ravie. Je poursuis donc, sur une note moins agressive:
    - Ecoute, je sais que tu n'as pas confiance, que tu es méfiant, peut-être que tu crains que je ne te fasse quelque chose. Mais réfléchis-y deux minutes et demande toi ce que j'y gagnes. Rien. Ce serait très mauvais pour moi de te laisser pour mort sur le bas côté de la route, j'ai suffisamment mauvaise réputation comme ça. Alors sois gentil, pour une fois, fais ce que quelqu'un d'autre te dit et ravale un peu ta fierté de grand mâle. Je dois avoir minimum 500 ans de plus que toi, n'essaie pas de m'avoir et pour l'amour de Dieu, accepte un peu d'aide. Ca ne me coûte rien et ça te feras pas de mal.


J'attends une seconde ou deux et conclue en revenant à mes airs vindicatifs:
    - Allez, vite, on va pas y passer la nuit ! J'ai un club à faire tourner, moi.


S'il s'obstine encore... Je crois que cette fois-ci, j'en fais des brochettes. Ou je le mets dehors, cela dépendra du degré de mauvaise humeur dans lequel il met met, ce fichu clébard !

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MessageSujet: Re: La noche de los ganchos largos [Maria]   Sam 17 Juil - 12:34

Je sens son âge sur ma peau comme son pouvoir qui me frôle, l'entoure et s'échappe d'elle par brides selon ses émotions ses mouvements, ses intentions. Elle a vécue. Et pourtant elle agit avec tant de légèreté. Comme si seuls ses désirs de l'instant comptent. Elle m'intrigue, et je la suis sans plus de formalités. Pas que j'ai l'intention de me plier à sa volonté et à ses dessins. J'ai assez vécut moi-même pour savoir combien les vampires sont imprévisibles et égocentriques. Seul leur but compte, ils n'ont ni famille ni meute a qui se consacrer. Et puis le sang est l'absinthe de ceux qui n'ont plus rien. Sa volonté est un harpon dans ma chair piquante et me tirant vers elle, mais le fil est fin, la douleur est plus forte. mais je doute qu'une fois sobre de cette dernière je me montre un adversaire à la hauteur. Le pouvoir des vampires et leurs emprises sur les autres est de celles qui me répugnent. mes pattes glissent et s'accrochent sur les pavés inégaux de la vieille ruelle. On se rapproche d'un centre de pouvoir, ça bourdonne comme une ruche. je sens d'autres loups, mais surtout des vampires, le sang noir....mon ventre se contracte douloureusement alors que la faim m'assaille. Le sang est l'ambroisie de tous il faut croire, excepté les humains évidemment. Chair et sang, ils sont les proies de tous.
Ma faim est telle que j'aurais bien été capable de renier mes serments. Tant de vies et de morts festoyant ensemble en une meute obscène. Je ferme mes yeux mordorés et me guide au son des cliquetis de ses pas. Je ne suis ni loup ni homme, pas encore sauvage, mais ne possédant plus d'humanité. Est-ce cela que je veux retrouver en la suivant ?

Une petite porte comme le trou menant à la lumière de la sortie d'une grotte, que nous franchissons. Elle si grande, louvoyant entre le mobilier éparse, moi énorme, la fourrure poisseuse mais gonflé, les babines retroussés. Mes oreilles plaqués sur mon crâne me rendent mauvais. Le serveur que nous croisons capitule vite face à l'ordre sec de la femelle et je ne lui accorde qu'un reniflement dégoûté. Il sent les relents de nourriture et la transpiration. Un employé certainement, sans volonté...

Nous passons dans une autre pièce puis ce que j'identifie comme une salle d'eau. Quelle prévention. J'aboie et lui adresse un sourire de loup avant de bondir dans la baignoire. Je pose mes grosses pattes sur le rebord, et l'écoute distraitement. Ses mots ne percent guère la brume de mon esprit. Je repère la petite fenêtre, et la porte entrouverte, mais ma méfiance est émoussée. Je gémis longuement pour la faire taire et me détourne d'elle. Poussant du museau le robinet j'attends que l'eau mouille mes pattes et chatouille les poils de ma queue pour me retransformer. Je ne suis qu'une boule d'énergie et de matière, malléable et transformable à l'infini. Mon corps s'étire, se condense, je craque, ma peau se déchire. Entre douleur et plaisir, le temps d'un frisson et je suis homme. J'enfouis mes pieds dans l'eau et plonge mon regard noir dans celui de la femme.

Je ne sens aucune animosité à mon égard, mais me réduire à l'état de son serviteur ne doit pas lui être bien difficile mais pour l'instant seule ma soif et cette eau qui se teinte d'un rouge crasseux. Je me roule en boule dans un coin de la baignoire, laissant l'eau brûlante me recouvrir. Plus tard, plus tard je verrais ce qu'elle veut, et ou je suis.
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